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Quelle grande actrice française Serge Gainsbourg surnomma-t-il « Catherine d’occase » ?


                                    Catherine Deneuve

“Catherine Deneuve, née Catherine Dorléac le 22 octobre 1943 à Paris, est une actrice française. Égérie de réalisateurs reconnus comme Jacques Demy, François Truffaut ou André Téchiné, Catherine Deneuve compte également dans sa filmographie de grands noms du cinéma international (Roman Polanski, Lars von Trier, Manoel de Oliveira, Tony Scott, Marco Ferreri ou Raul Ruiz). L’actrice est lauréate de deux César de la meilleure actrice, d’une citation à l’Oscar de la meilleure actrice, et a reçu des prix dans les trois plus grands festivals internationaux de cinéma que sont Cannes, Venise et Berlin.
La famille de Catherine Deneuve[modifier]
Son père, Maurice Dorléac, était acteur de théâtre et de cinéma mais également directeur de doublage à la Paramount Pictures. Sa mère, Renée Simonot, dont elle a utilisé le véritable patronyme, Deneuve, avait été pensionnaire du théâtre de l’Odéon, où sa grand-mère avait été souffleuse.
Elle est la troisième des quatre filles de Renée Simonot ; ses trois sœurs sont Danielle (née en 1937 du comédien Aimé Clariond), Françoise (née en 1942, morte dans un accident de voiture en 1967) et Sylvie (née en 1946).
Ses débuts au cinéma[modifier]
Elle débute au cinéma en 1956, sous son nom (Catherine Dorléac), avec un petit rôle dans Les Collégiennes d’André Hunebelle. « Je joue en uniforme de collège, et c’est là que j’apprends à nouer des cravates1. », dira-t-elle.
Quatre ans plus tard, sa sœur Françoise lui dit : « Tu sais. Ce serait amusant que tu fasses des essais. Je dois tourner cet été un film qui s’appelle Les portes claquent et le réalisateur, Jacques Poitrenaud, cherche une jeune fille pour jouer ma sœur. Tu devrais y aller2. » Après avoir obtenu l’accord de ses parents, Catherine Deneuve passe des essais et elle est choisie pour le rôle. Elle n’est cependant pas intéressée par le métier3. Cet épisode l’amène pourtant à interrompre ses études, au cours de sa classe de seconde4.
Le réalisateur Mel Ferrer lui trouve une ressemblance avec Audrey Hepburn et l’engage pour tourner L’Homme à femmes, avec Danielle Darrieux3. Les critiques saluent sa performance.
« La révélation du film, c’est une petite personne exquise qui s’appelle Catherine Deneuve. Discrète, sans être empaillée, proprette sans être banale, ingénue sans être niaise, et jolie, si jolie, sans avoir l’air de le savoir. Elle devrait être d’ici à trois mois la proie favorite des metteurs en scène fatigués du style Saint-Germain-des-Prés. »
— France Roche, France-Soir (1960).
En 1962, elle rencontre Roger Vadim à l’Epi Club de Montparnasse. « Ce fut le coup de foudre. Vadim m’apprit à devenir femme, à me faire une personnalité et à vivre dans le bonheur5 », pense Catherine Deneuve. Il lui offre un rôle dans Le Vice et la Vertu en 1962. Elle vit ensuite avec le cinéaste, de quinze ans son aîné, dont elle a un fils, Christian, né le 18 juin 1963.
Catherine Deneuve et Jacques Demy[modifier]
En 1964, elle incarne le premier rôle féminin du film musical de Jacques Demy, Les Parapluies de Cherbourg, récompensé par la Palme d’or au Festival de Cannes et par le Prix Louis-Delluc. Tout le monde ne parle que d’elle, de sa beauté, de sa grâce, de cette manière d’être à la fois légère et profonde, gaie et mélancolique. Elle est la révélation de l’année 1964 et devient l’incarnation de l’idéal féminin. La rencontre avec Jacques Demy est un tournant dans sa carrière puisqu’elle devient l’un des visages les plus emblématiques de l’univers poétique, enchanté et grave du réalisateur. Elle tourne encore trois films avec lui : Les Demoiselles de Rochefort dans lequel elle donne la réplique à sa sœur Françoise Dorléac, Peau d’âne et L’Événement le plus important depuis que l’homme a marché sur la Lune. En revanche, elle renonce au rôle d’Edith dans Une chambre en ville, parce que Jacques Demy refuse qu’elle chante elle-même les dialogues. Cela entraine la suspension du projet, qui sera tourné sept ans plus tard avec Dominique Sanda dans le premier rôle6.
Les rôles importants des années 1960[modifier]
En 1965, Roman Polanski lui propose le rôle principal dans l’adaptation qu’il compte faire de la pièce de théâtre de Roland Dubillard, Naïves Hirondelles, mais elle refuse considérant qu’il s’agit d’un rôle d’idiote7. Néanmoins, elle regrette sa décision et accepte une nouvelle offre du réalisateur pour jouer dans son prochain film Répulsion. Le personnage qu’elle interprète, Carol, est une manucure qui souffre de schizophrénie et qui la conduit finalement à la folie meurtrière. La seule réserve qu’elle émet est de tourner nue et exige de jouer en chemise de nuit8. Lors de sa sortie, le film est un succès critique et public.
Elle accepte ensuite, par amitié pour Agnès Varda, de faire une apparition dans son film Les Créatures (1966)9. Le film est un échec cuisant, ce qui empêche Varda de faire d’autres films en France. Deneuve déclare à ce sujet : « Les créatures a été accueilli de façon très injuste, car on ne s’est pas seulement contenté d’assassiner le film mais aussi Agnès Varda qui n’a rien pu faire depuis en France ! Mais je préfère ne pas en parler, car cela me rendrait très agressive à l’égard de gens qui font de la critique de façon très méprisable10 »
L’année suivante, elle retrouve Jacques Demy pour le film musical Les Demoiselles de Rochefort, dans lequel elle donne la réplique à sa sœur Françoise Dorléac. Le film raconte l’histoire de sœurs jumelles, professeurs de danse et de musique, qui rêvent de monter à Paris et qui saisissent l’occasion lorsqu’une troupe de forains passe en ville. Leur but est de chercher l’amour idéal. Bien qu’elles ne soient pas très proches dans la vraie vie, le film a beaucoup contribué, selon Deneuve, à les rapprocher11. Bien qu’elle adore le film, il reste pour Deneuve un souvenir malheureux12. En effet, Françoise Dorléac meurt dans un accident de voiture le 26 juin 1967. Pour Deneuve, la perte de sa sœur représente « la déchirure la plus importe de [sa] vie11. »
Avant le décès de celle-ci, Catherine Deneuve commence par refuser le scénario qu’elle reçoit pour l’adaptation du roman de Joseph Kessel, Belle de Jour, mais change d’avis lorsqu’elle apprend que le réalisateur est Luis Buñuel13. Elle interprète, aux côtés de Michel Piccoli, Pierre Clémenti et Francis Blanche, l’épouse d’un interne en médecine qui, malgré sa richesse, se livre à la prostitution occasionnelle. Le tournage est pour elle extrêmement difficile. En effet, les producteurs, Robert et Raymond Hakim, refusent qu’elle parle avec Buñuel et servent d’intermédiaire. « Sur Belle de jour, on a eu affaire à des producteurs à l’ancienne et qui tenaient à ce que les acteurs restent dans leur coin et ne communiquent pas avec leur réalisateur. Privé de ce dialogue-là, j’ai vécu des moments vraiment douloureux14. » Le film est néanmoins un succès plus critique que publicn 1,9, et selon François Truffaut, le film le plus important pour elle : « Ce film coïncidait merveilleusement avec la personnalité un peu secrète de Catherine et les rêves du public. C’était un film formidablement mystérieux qui lui convenait parfaitement15… »
Suite au décès de sa sœur, Catherine Deneuve n’a qu’un seul but en tête : travailler.
« Très longtemps, je me suis sentie comme un zombie. Je n’ai pas arrêté de travailler, j’ai tourné des films, c’est vrai, mais ce sont des souvenirs assez flous, je n’étais pas du tout en état d’analyser les raisons pour lesquelles je faisais les choses, j’étais anesthésiée. »
— Catherine Deneuve, « Elle s’appelait Françoise »
Elle a déjà accepté un rôle épisodique dans une comédie intitulée Benjamin ou les Mémoires d’un puceau de Michel Deville au moment de l’accident et elle se doit de continuern 2,11. Avec, entre autres, Michèle Morgan et Michel Piccoli, le film se déroule dans la France libertine du milieu xviiie siècle et raconte l’éducation sentimentale et sexuelle d’un jeune homme élevé jusque là loin des femmes.
Son film suivant, Manon 70, est une adaptation contemporaine du roman-mémoires de l’abbé Prévost, Manon Lescaut. Même si elle considère le film raté, elle refuse de le reniern 3,10. « J’ai beaucoup d’estime pour Jean Aurel (le réalisateur). Si Manon n’est pas une grande réussite, c’est sans doute parce que le metteur en scène n’était pas au meilleur de sa forme. Ni moi non plus. Je ne considère pas Manon comme un échec, ou si c’en est un, je ne veux en considérer que l’aspect instructif16. »
Après une adaptation du roman de Françoise Sagan, La Chamade, dans lequel elle joue une femme qui aime vivre d’oisiveté grâce à l’argent de son amant, Catherine Deneuve est dirigée par François Truffaut dans La Sirène du Mississipi (1968) et donne la réplique à Jean-Paul Belmondo. Elle interprète une chanteuse de cabaret, qui, après s’être mariée à un homme riche, lui vole son argent et s’enfuit. Le film est particulier et difficile pour Deneuve, puisque le film est tourné chronologiquement et Truffaut écrit les dialogues au fur et à mesure du tournage17. La Sirène est un échec, ce qui affecte beaucoup son réalisateur et son actrice. « L’échec du film m’a beaucoup attristée : un sujet très romanesque, une histoire d’amour… J’adorais ce film. Mais il était tellement contre les lois du genre, contre mon image habituelle et surtout celle de Belmondo. Le public n’a apparemment pas accepté que Belmondo joue un homme faible, qui subit. C’était une série noire vraiment noire. Mais je considère que c’est un film important18. »
La même année, Catherine Deneuve tourne sous la direction de Terence Young dans Mayerling, l’histoire d’amour entre Rodolphe d’Autriche et Marie Vetsera. Le film est un succès considérable. Cependant, bien qu’elle ne regrette pas de l’avoir tourné, elle estime qu’il est trop commercial. « Il y avait des choses à dire, il y avait certainement des images plus fortes à montrer. Quand il y a beaucoup d’argent, il y a tout de suite trop de choses à respecter. La liberté a un prix9… ».
Elle joue ensuite dans un autre film américain, Folies d’avril (1970), une comédie avec Jack Lemmon. «  Tourner une comédie américaine, sur le rythme des studios US, avec un acteur tel que Lemmon, c’est une expérience précieuse. Lemmon est l’invention, la finesse, l’amitié même. Mais c’est aussi un grand professionnel, qui ne laisse rien au hasard, qui n’est jamais pris au dépourvu quand il doit se perfectionner lui-même. Il a ceci de précieux : il sait vous entraîner dans son rythme, tout en respectant votre personnalité. Il ne dévore jamais ses partenaires. Et pour une débutante à Hollywood, c’est infiniment précieux19. » Le film est globalement un échec, car mal distribué selon l’actricen 4,9.
Les années 1970[modifier]
Buñuel l’invite alors à jouer le rôle titre de son prochain film, Tristana (1970). Malgré leur collaboration difficile sur Belle de jour, Deneuve accepte et se rend en Espagne pour interpréter une jeune femme recueillie par un notable de Tolède et qui finie aigrie, malade et amputée d’une jambe. Le tournage est merveilleux pour Deneuve. « Tristana est un de mes grands souvenirs. Le tournage s’est très bien passé. Buñuel était revenu en Espagne et j’étais attirée par le mystère de ce personnage féminin, son comportement, ses pulsions18. »
Pour la troisième fois, Deneuve retrouve Demy pour le film musical Peau d’âne inspiré du conte homonyme de Charles Perrault. Le film tient une place particulière dans sa carrière et est un succès considérable avec 2,2 millions d’entrées.
« J’y allais les yeux fermés. Heureuse de retrouver cet univers. Un univers où toutes les relations interdites sont transfigurées. Jacques savait créer le merveilleux avec un rien, son regard le suscitait. Où que j’aille, le film m’a poursuivie. Il y a des rôles qu’on oublie. Mais, là, c’est le film lui-même qui ne m’a jamais quittée. Souvent, des amis me demandaient si j’en avais une copie. Mais, pour moi aussi, le film avait disparu. Si bien que je suis la première enchantée de pouvoir le redécouvrir dans ses couleurs d’origine 20! »
— Catherine Deneuve, « Catherine Deneuve nous conte Peau d’âne »
De retour à Paris après un bref séjour à Londres – au cours duquel Roman Polanski lui présente Marcello Mastroianni – elle lit le scénario de Ça n’arrive qu’aux autres que Nadine Trintignant a déposé à son intention chez sa concierge21. Devant cette histoire – celle d’un couple qui doit faire face à la perte d’un enfant – qu’elle trouve magnifique, elle accepte et suggère même Mastroianni pour lui donner la réplique21. Les deux acteurs se donnent donc la réplique et tombent amoureux sur le tournage.
Ils s’illustrent tous les deux ensuite dans Liza de Marco Ferreri. Elle joue le rôle-titre, une femme qui vient perturber l’existence d’un homme retiré du monde. L’expérience est entièrement nouvelle pour Deneuve, qui, avec Ferrerri, apprend à être totalement décontractée9.
Enceinte de cinq mois de sa fille Chiara, elle accepte ensuite de faire une participation au film de Jean-Pierre Melville, Un flicn 5. Le but est de, entre le réalisateur et son actrice, de faire connaissance avant un prochain film qu’ils comptent fairen 6,18. Malheureusement, Melville meurt peu de temps après (1973).
Pour son film suivant, L’Événement le plus important depuis que l’homme a marché sur la Lune, elle joue de nouveau face à Mastroianni et est pour la quatrième et dernière fois dirigée par Jacques Demy. Le scénario, qui suit l’histoire d’un homme enceint, ne la satisfait pasn 7. De plus, elle est déçue par sa performance et est agacée chaque fois qu’elle revoit le filmn 8,22.
Elle retrouve ensuite Ferreri pour Touche pas à la femme blanche !, toujours avec Mastroianni. Le film est une parodie de western, de la bataille de Little Big Horn (1876) et son célèbre général Custer, tournée dans le chantier du futur Forum des Halles, dans le centre de Paris. Deneuve s’amuse sur le tournage et estime que Ferreri, malgré son caractère bien trempé, est l’un des seuls cinéastes à écrire de très beaux personnages fémininsn 9,23.
Elle est ensuite dirigée par le fils de Luis Buñuel, Juan Luis, pour La Femme aux bottes rouges (1974). Le film est un échec, mais reste apprécié de l’actricen 10,9. Elle devient ensuite co-productrice du film Zig-Zig de László Szabó dans lequel elle joue également aux côtés de Bernadette Lafont. Malgré le fait que le film soit un échec critique et public – elle est méprisée dans le personnage d’une prostituée – elle reste cependant très attachée au filmn 11,24.
Elle est ensuite l’héroïne La Grande Bourgeoise de Mauro Bolognini, puis de L’Agression (1975) de Gérard Pirès dans lequel elle croise le jeune acteur Daniel Auteuil. C’est sous la direction de Jean-Paul Rappeneau qu’elle fait une nouvelle comédie, Le Sauvage. Le film, dans lequel elle vient perturber l’existence d’un parfumeur (joué par Yves Montand), est tourné au Venezuela, ce qui l’empêche de voir les rushes. Mais contrairement à Belle de jour, cela ne lui pose aucun problème. Ce film, qui fut un succès aussi bien critique que commercial, révèle le vrai talent comique de l’actrice, jusque là mésestimé. Rappeneau utilise l’impressionnant débit de paroles de l’actrice comme élément rythmique indispensable pour son film.
Elle accepte la même année un nouveau film américain, La Cité des dangers, avec Burt Reynolds. Elle se méfie tout d’abord du réalisateur Robert Aldrich dont la réputation avec les femmes n’est plus à faire. Il se montre charmant avec elle et Deneuve expérimente une nouvelle technique, la préparation avant le tournage, qui lui facilite grandement les chosesn 12,9.
Pour Claude Lelouch, elle joue une femme qui fait la connaissance de son fils après seize ans passés en prison pour Si c’était à refaire, puis elle joue dans deux autres films italiens, l’un avec Ugo Tognazzi et Jodie Foster, La Cabine des amoureux, l’autre sous la direction de Dino Rizzi, Âmes perdues.
En 1977, elle signe sans scénario définitif pour Il était une fois la Légion de Dick Richards avec Gene Hackman. Elle regrette rapidement sa décision et refuse de parler du film ou du réalisateur dans ses interviews parce qu’elle n’aime pas dire quelque chose de désagréable sur quelqu’unn 13,9. Cette même année elle se voit proposer de donner la réplique à Philippe Noiret dans Coup de foudre que doit réaliser Robert Enrico. Le film, extrêmement coûteux, est arrêté au bout d’une semaine de tournage. Parce que c’est un projet qu’elle aime beaucoup, Deneuve se sent frustrée et ne tourne plus pendant près d’un ann 14,25.
En 1978, elle partage la vedette avec Jean-Louis Trintignant, Claude Brasseur et Michel Serrault dans L’Argent des autres de Christian de Chalonge. Elle se voit ensuite offrir par un jeune réalisateur, Hugo Santiago, le rôle principal de Écoute voir. Elle y joue une femme détective privé qui, engagée par un jeune jeune châtelain et savant émérite (joué par Sami Frey), enquête sur de mystérieux individus membres d’une étrange secte. Elle considère le film comme raté26 et trouve son jeu trop sérieuxn 15,27. Néanmoins, elle considère avoir enrichi son expérience grâce au film et ne le considère pas comme un regretn 16,26.
Son film suivant est Ils sont grands, ces petits, une comédie de Joël Santoni. Claude Brasseur et elle se donnent la réplique en tant que frère et sœur essayant de déjouer les plans d’un promoteur immobilier pour sauver leur propriété. Le tournage se déroule à Nice et est un vrai bonheur pour l’actrice qui considère le film comme une « vraie comédie » comme elle n’en a pas fait depuis un momentn 17,28.
Elle retrouve ensuite Lelouch pour À nous deux (1979) dans lequel elle a pour partenaires Jacques Dutronc et Jacques Villeret. Puis Yves Robert la dirige dans une autre comédie qu’elle adore, Courage fuyons (id.)
Les années 1980[modifier]
Claude Berri lui offre ensuite le rôle principal de Je vous aime (1980) où elle joue face à Gérard Depardieu, Jean-Louis Trintignant, Alain Souchon et Serge Gainsbourg (avec lequel elle chante le titre Dieu fumeur de Havanes).
François Truffaut souhaite renouveler leur collaboration et lui confier un « rôle de maturité. » Il écrit donc le scénario du Le Dernier Métro à propos d’une femme comédienne qui tombe amoureuse de son partenaire engagé dans la Résistance. De tous ses films, Le Dernier Métro est celui dont elle est le plus fièren 18,29. Le film est un gros succès et elle remporte à cette occasion son premier César de la meilleure actrice.
Elle joue par la suite la femme d’Yves Montand dans Le Choix des armes (1981) de Alain Corneau. C’est à cette époque qu’elle se sent lasse du cinéma et envisage de mettre un terme à sa carrièren 19,30.
Elle rencontre alors le réalisateur André Téchiné avec qui elle va collaborer à plusieurs reprises au cours de sa carrière. Leur premier film ensemble est Hôtel des Amériques (1981), une histoire d’amour pessimiste avec Patrick Dewaere. Le fait que le film soit un échec commercial lors de sa sortie l’affecte, mais ne la surprend pasn 20,31.
Alain Delon joue de nouveau avec elle pour Le Choc (1982). Le tournage est, pour elle, difficile. En effet, elle ne s’entend pas avec le réalisateur, Robin Davis, et Delon se trouve obligé de réaliser les scènes où elle apparaîtn 21,32.
Elle se rend ensuite en Afrique pour les besoins de la comédie de Philippe de Broca, L’Africain (1983), avec Philippe Noiret

La suite de sa carrière

Au festival de Cannes 2000.
Elle tourne ensuite avec Michel Deville, François Truffaut, Claude Lelouch, Marco Ferreri, Dino Risi, Alain Cavalier et Philippe Labro puis embrasse une carrière internationale sous la direction de Stuart Rosenberg, Robert Aldrich et plus tard sous celle de Tony Scott et Lars von Trier.
Grâce au Dernier Métro de Truffaut qui l’avait déjà dirigée dans La Sirène du Mississipi, elle remporte le César de la meilleure actrice en 1981. Ce rôle de directrice de théâtre sous l’Occupation cachant son mari juif dans la cave avait été spécialement écrit pour elle. Le film obtient en record absolu neuf autres trophées dont ceux du meilleur film, du meilleur acteur pour Gérard Depardieu, du meilleur scénario et du meilleur réalisateur.
Hôtel des Amériques ouvre l’ère des collaborations avec André Téchiné qui la montre sous un nouveau jour dans Le Lieu du crime, Ma saison préférée, Les Voleurs et Les Temps qui changent entre autres.
Catherine Deneuve est aujourd’hui une star respectée qui alterne aussi bien les films grand public tels Fort Saganne d’Alain Corneau, Le Bon Plaisir de Francis Girod, Indochine et Est-Ouest de Régis Wargnier, Belle-maman de Gabriel Aghion ou encore Huit Femmes et Potiche de François Ozon, que des œuvres d’auteur artistiquement ambitieuses comme Drôle d’endroit pour une rencontre de François Dupeyron, Généalogies d’un crime et Le Temps retrouvé de Raoul Ruiz, Le Vent de la nuit de Philippe Garrel, Pola X de Leos Carax et Je rentre à la maison de Manoel de Oliveira.
Son interprétation d’une propriétaire de plantation d’hévéas dans l’Indochine française vue par Wargnier lui vaut un nouveau César en 1993 et également une première nomination à l’Oscar de la meilleure actrice. Elle reçoit ensuite la Coupe Volpi de la meilleure interprète féminine à la Mostra de Venise en 1998 pour son rôle de joaillère alcoolique dans Place Vendôme de Nicole Garcia. En 2008, le jury du festival de Cannes, présidé par Sean Penn, rend hommage à son personnage de matriarche atteinte d’un cancer dans Un conte de Noël d’Arnaud Desplechin ainsi qu’à l’ensemble de sa carrière par l’attribution d’un prix spécial.
Considérée dans le monde entier comme l’une des plus belles femmes et l’une des grandes actrices françaises de ces quarante dernières années, elle jouit d’une notoriété internationale et d’une filmographie exceptionnelles. La plupart des grands réalisateurs européens ont fait appel à elle, associant définitivement son nom à l’histoire du cinéma de la seconde moitié du xxe siècle.
En 1985, elle a prêté ses traits à la sculpture de Marianne, symbole de la République française.
En 1999, l’Unesco la choisit comme ambassadrice à la préservation du patrimoine cinématographique.

En 2006 elle est la Présidente du Festival de Venise. Les membres de son jury sont: Bigas Luna (Espagne), Paulo Branco (Portugal), Park Chan-wook (Corée du Sud), Cameron Crowe (États-Unis), Tchoulpan Khamatova (Russie) et Michele Placido (Italie).
En 2008 elle reçoit le Prix spécial du 61e festival de la part du jury présidé par Sean Penn, et avec Natalie Portman et Alfonso Cuaron notamment, ex-aequo avec Clint Eastwood, lors du Festival de Cannes 2008.
Vie privée[modifier]
Elle a vécu avec le réalisateur Roger Vadim, dont elle a eu un fils, Christian (né le 18 juin 1963).
En 1965, elle épouse le photographe David Bailey, dont elle se sépare en 1967, mais le divorce n’est prononcé qu’en 1972.
Elle vit par la suite avec Marcello Mastroianni, dont elle a une fille, Chiara (née le 28 mai 1972, elle-même actrice), puis avec l’homme d’affaires Bertrand de Labbey, qui reste son agent et avec l’homme de médias Pierre Lescure dans les années 1980.
Elle vit à Paris, près de l’église Saint-Sulpice, rue Bonaparte, et possède un château près d’Oulins, dans l’Eure-et-Loir, à moins de 20 km de Dreux et Vernon.[réf. nécessaire]
Interventions publiques[modifier]
Droit à l’IVG[modifier]
En 1971, elle signe le manifeste des 343 affirmant, dans l’objectif d’en obtenir la légalisation, avoir pratiqué l’avortement. L’actrice déclarera des années plus tard au magazine Psychologie : « Oui, c’est une expérience qui fait partie de la vie des femmes de ma génération. Aujourd’hui, on ne s’en rend pas compte, on banalise cela, mais à l’époque… C’est un acte déjà effroyable en soi, mais quand, en plus, il est interdit et qu’il faut le subir dans des conditions compliquées, c’est très culpabilisant. Et la culpabilité, c’est terrible ! On apprend à vivre avec, mais on ne s’en remet pas »33.
Combat contre la peine de mort[modifier]
Dès les années 1980, Catherine Deneuve se joint aux mouvements pour l’abolition de la peine de mort. Elle prête sa voix à la version française d’un film d’Amnesty International contre la peine de mort et la torture et reverse à cette organisation la totalité des revenus dus au titre de la représentation de son image suite à la réalisation de son buste en Marianne. Au début des années 2000, l’actrice vient remettre à l’Ambassade américaine à Paris, les 500 000 signatures de Français demandant l’abolition de la peine capitale aux États-Unis. Elle participe en 2004 au second congrès mondial contre la peine de mort, organisé à Montréal.
Droits des femmes[modifier]
En 2004, Catherine Deneuve préside le 10e gala “Musique contre l’oubli” d’Amnesty International pour soutenir une campagne contre les violences faites aux femmes.
Lors de la présidentielle de 2007, elle soutient Ségolène Royal en cosignant la pétition Un million de femmes s’énervent, contre le sexisme dont les signataires jugeaient que la candidate socialiste était victime34.
Soutien aux dissidents cubains[modifier]
En 2003, Catherine Deneuve participe, au théâtre du Rond-Point, à une soirée de solidarité avec le peuple cubain “Cuba si, Castro no”, organisée par Reporters sans frontières et l’association Sin Visa. Elle se déclare hostile au régime de Fidel Castro. Après une projection des images du procès de Arnaldo Ochoa Sánchez, Catherine Deneuve lit un extrait d’un discours de Fidel Castro prononcé en janvier 1959, rappelant ses contradictions et ses dérives dictatoriales35.
Soutien aux otages français[modifier]
En 2004, Catherine Deneuve enregistre des messages de solidarité destinés à Christian Chesnot et à Georges Malbrunot, détenus en otage en Irak.
L’année suivante, elle participe à une soirée de solidarité pour Florence Aubenas, enlevée en Irak.
Opposition à la loi Hadopi[modifier]
Le 7 avril 2009, elle cosigne une lettre ouverte36 s’élevant contre la loi Création et Internet, avec Chantal Akerman, Christophe Honoré, Jean-Pierre Limosin, Zina Modiano, Gaël Morel, Victoria Abril, Louis Garrel, Yann Gonzalez, Clotilde Hesme, Chiara Mastroianni, Agathe Berman et Paulo Branco.
Handicap, douleur, et victimes civiles[modifier]
En 2003, Catherine Deneuve enregistre un spot radiophonique encourageant les donations pour lutter contre la douleur dans le monde et aider les victimes des mines anti-personnel.
En 2005, elle enregistre des spot radio, TV et cinéma, dénonçant l’utilisation des BASM (bombes à sous-munitions).
Soutien aux sans-papiers et désobéissance civile[modifier]
Catherine Deneuve signe l’appel contre la loi Debré, initié par des cinéastes français, au motif que le loi abrogeait « la tradition d’hospitalité et encourageait la délation », et qu’elle « flattait ce qu’il y a de moins beau chez les hommes ». L’actrice expliquera en 1997 : « Ce n’est pas un acte de désobéissance, c’est un refus d’obtempérer à une loi qui ne devait pas exister dans l’état où elle était projetée. Ne serait-ce que cette idée qui consiste à demander aux citoyens de se substituer à l’État. Si on est complice de ça, je ne vois pas pourquoi il n’y aurait pas une contagion, avec des vigiles, des comités de quartier, des milices privées légales ».
Travail d’actrice[modifier]

Faisant le distinguo entre « vouloir être regardée » et « subir le regard des autres »37, Catherine Deneuve a toujours refusé de jouer au théâtre, évoquant sa peur du public et du rapport frontal avec les spectateurs :
« Je sais que c’est en contradiction avec mon métier, mais un regard posé sur moi me gêne. C’est sans doute pour ça d’ailleurs que je ne veux pas faire de théâtre. (…) Tous les acteurs que je connais, et qui font du théâtre, me disent que c’est un moment extraordinaire et merveilleux, en dépit du trac, quand ils montent sur scène. Moi, ça me semble une chose impossible, surhumaine38. »
Ironie du sort : lorsque l’actrice se résout enfin, en 2009, à monter sur scène pour une lecture de Je me souviens de Georges Perec lors d’un festival culturel en Toscane, elle est sifflée par le public. Les manifestations de mécontentement – qui nécessiteront l’intervention de la police – ne visaient pas la qualité de son jeu, mais le fait que le spectacle soit proposé en langue française sans sous-titre, alors que les spectateurs ne s’y attendaient pas39. Sa défiance naturelle vis-à-vis du théâtre n’est cependant pas qu’anecdotique. L’actrice peut être considérée comme l’archétype de l’actrice de cinéma (en opposition à la comédienne de théâtre), et plus encore de la star – l’une des rares actrices françaises à pouvoir revendiquer ce statut. Le cinéaste Benoît Jacquot dit d’elle qu’elle « possède une puissance ­cinématographique à peu près sans égale »40. Son jeu est de nature plutôt minimaliste, préférant en faire moins que trop41. Arnaud Desplechin dit à ce sujet :
« Dans ses manuscrits, Henri Beyle raturait chacune de ses phrases qui avait le mauvais goût de faire douze pieds ; il préférait retrancher un peu, ou ajouter une conjonction fade, pour obtenir neuf pieds ou treize, plutôt que la pompe d’un alexandrin et son hémistiche attendu. Voilà comment joue Catherine Deneuve. »
Même si elle ne possède pas la formation académique d’autres comédiennes (elle n’a jamais été au Conservatoire, contrairement à nombre de ses consœurs – dont sa propre sœur), son jeu reste technique. Elle aime les contraintes et dit se sentir plus libre quand la scène à interpréter exige un plan séquence, de longs travellings ou des mouvements de caméra compliqués. Sa voix (« la plus belle du cinéma français, avec celle de Jeanne Moreau, précise, grave comme il faut », a écrit Erik Orsenna) est aussi l’un de ses outils privilégiés. L’actrice est connue pour son phrasé rapide et ses brusques changements de rythme. Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau dit d’elle qu’elle est « la personne capable de dire le plus de mots dans le moins de secondes possible tout en ne perdant pas une seule syllabe » et André Téchiné précise que « dans certains films, ses partenaires – et, parfois, ses metteurs en scène – ont du mal à la suivre : ils ne vont pas assez vite. Elle dit ses répliques à toute allure et, en même temps, les module. Elle a, donc, la rapidité et le contraire de la rapidité ». L’actrice dira à ce propos :
« Truffaut avait une théorie sur mon débit de voix, qui était aussi celui de ma sœur Françoise : l’idée qu’on était d’une famille nombreuse (nous étions quatre filles), et qu’il y avait une telle concurrence pour placer un mot dans les conversations familiales qu’il y avait eu une accélération. »”

From Wikipedia, the free encyclopedia

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