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Dans quelle ville se situe le « Mur des lamentations » ?


                                          Jérusalem

“Le Mur occidental (hébreu: הכותל המערבי, translit.: HaKotel HaMa’aravi), également appelé HaKotel (« le Mur »), mur des Lamentations (arabe : il-Mabka) et, depuis les années 1920, El-Bourak, est un mur de soutènement de l’esplanade du Temple, à Jérusalem-Est datant du premier siècle avant Jésus Christ, au temps de la construction du Temple de Hérode à la fin de l’époque du Second Temple.
Il est révéré par les juifs pour sa proximité avec le Saint des Saints, situé sur le mont du Temple et est de ce fait considéré comme l’endroit le plus saint (généralement accessible) aux juifs pour la prière.
Le Mur occidental est également un symbole national israélien, et des cérémonies non intrinsèquement religieuses s’y tiennent, notamment la commémoration des soldats morts pour la patrie et des victimes du terrorisme anti-israélien.
Le Mur occidental est un vestige du mur d’enceinte, qui, selon certains récits, avait été érigé par Hérode afin d’étendre le plateau quasi naturel sur lequel les temples de Jérusalem avaient été construits. Cependant des recherches archéologiques par l’équipe de Ronny Reich (en) effectuées en 2011 viennent remettre cette version en question. En effet, la découverte, au pied des fondations du Mur, de pièces de monnaie frappées par Valerius Gratus, préfet de Judée vers 17/18 de l’ère commune, démontrerait que la construction du mur n’avait même pas commencé avant la mort d’Hérode. Cela pourrait donner raison à l’historien romain Flavius Josèphe qui affirme que les travaux au Mont du Temple n’avaient été terminés que par le roi Agrippa II1,2.
Le pan de 57 mètres de long visible n’est en fait qu’une partie de la muraille occidentale, de 497 mètres de long. Le reste du mur est actuellement situé pour une partie dans le quartier arabe de la ville, utilisé comme quatrième mur par les maisons attenantes, et pour l’autre enterré sur plus de 200 mètres. Cette partie souterraine peut être vue en empruntant le tunnel souterrain qui longe le mur sur plus de 200 mètres.
Le Mur occidental fait partie d’un plus grand site religieux de la vieille ville de Jérusalem, appelé Har haBayit par les juifs, mont du Temple par les chrétiens et Al-Haram al-Qudsi al-Sharif (le « Noble Sanctuaire ») par les musulmans. Il existe une autre portion de ce mur, un peu plus au nord, qui est appelée le Kotel HaKatan, le Petit Kotel, considérée par certains comme plus proche du Saint des Saints que le grand KotelNote 1. Une petite chambre souterraine, appelée « La Grotte », située dans le tunnel du Mur occidental, est encore plus proche du Saint des Saints, mais elle ne peut être fréquentée que par quelques visiteurs à la fois.
Le Kotel est le lieu le plus saint selon la religion juive car c’est aujourd’hui l’endroit le plus proche du Kodesh Ha’ Kodashim (Saint des Saints), salle des premier et second temples à laquelle seul le Cohen Gadol (grand prêtre) pouvait accéder. Il existe en fait un endroit plus proche, dans le souterrain du Kotel, étant directement face au Kodesh Ha’Kodashim (où est aujourd’hui érigé le dome du Rocher). Selon la coutume, certains juifs qui vont prier au Mur occidental ou Kotel, y déposent des vœux, le plus souvent sous la forme de prière et de petits papiers pliés où sont rédigés leurs souhaits, lesquels sont ensuite glissés dans les fentes qui séparent les différentes pierres du mur.

C’est une pierre sur laquelle est gravé en hébreu le verset Isaïe 66,14 : וראיתם ושש לבכם ועצמותיכם כדשא תפרחנה (“Vous le verrez, et votre cœur se réjouira, et vos os reprendront vigueur comme l’herbe reverdit”). Elle se trouve sous l’arche de Robinson dans le parc archéologique Davidson.

Le terme de « Mur des Lamentations » est introduit au xixe siècle par les mandataires britanniques, qui le traduisent de l’arabe il-Mabka. Ce terme est tombé en disgrâce dans les milieux juifs4 ainsi que dans les milieux arabes, qui le nomment depuis les années 1920 El-Bourak, le nom de l’un des chevaux de Mahomet lorsqu’il fit son voyage nocturne4,5. En revanche il reste toujours très majoritairement utilisé en France et dans la chrétienté en général.
Aujourd’hui, les termes « Mur occidental » et « Mur des Lamentations » sont employés dans la guerre des mots dans le conflit israélo-palestinien.

Le Mur revêt aussi une signification importante pour les musulmans car il sert de soutènement à l’esplanade où sont construits le dôme du Rocher et la mosquée Al-Aqsa. Une tradition qui remonte à un texte du xive siècle d’Ibn Furkah raconte que la monture de Mahomet a été attachée au mur occidental lors du voyage du Prophète à Jérusalem6, même si ce texte ne semble guère avoir été connu avant le début du xxe siècle. Ainsi, les guides publiés par le Waqf de Jérusalem en 1914, 1965 et 1990 n’attribuent-ils aucun caractère sacré au Mur.

Selon la Bible, le temple de Salomon aurait été le premier temple juif de Jérusalem, dont la construction se situerait aux alentours du xe siècle av. J.-C. sur un site mégalithique. Sa destruction par les Babyloniens date de 586 av. J.-C.. Les archéologues n’ont cependant trouvé aucune trace de cette construction. Le nombre d’habitants de Jérusalem à cette époque, quelques centaines, rend impossible la construction d’une grande structure.
Le second temple fut érigé en 515 av. J.-C., la cinquième année du règne de Darius le Grand (Esdras 6:15), considérablement agrandi et embelli par Hérode le Grand, inauguré en 63 après J.C et détruit par les armées romaines en 70 de l’ère chrétienne, suite à la première guerre judéo-romaine. Le mur actuel date de l’extension hérodienne.

Flavius Josèphe, témoin de la chute de Jérusalem prise par Titus, relate dans La Guerre des Juifs, Livre 7 que seule subsiste la partie occidentale du Mur :
« Quand l’armée n’eut plus rien à tuer ni à piller, faute d’objets où assouvir sa fureur – car si elle avait eu de quoi l’exercer, elle ne se serait abstenue par modération d’aucune violence – Titus César lui donna aussitôt l’ordre de détruire toute la ville et le Temple, en conservant cependant les tours les plus élevées, celles de Phasaël, d’Hippicos, de Mariamme, et aussi toute la partie du rempart qui entourait la ville du côté de l’ouest. Ce rempart devait servir de campement à la garnison laissée à Jérusalem ; les tours devaient témoigner de l’importance et de la force de la ville dont la valeur romaine avait triomphé. Tout le reste de l’enceinte fut si bien rasé par la sape que les voyageurs, en arrivant là, pouvaient douter que ce lieu eût jamais été habité. Telle fut la fin de Jérusalem, cité illustre, célèbre parmi tous les hommes, victime de la folie des factieux. »

Saint Jérôme, violemment anti-juif, témoigne déjà au ive siècle de l’habitude des Juifs de venir pleurer le long du mur : « Jusqu’à ce jour, ces locataires hypocrites ont l’interdiction de venir à Jérusalem, car ils sont les meurtriers des prophètes et notamment du dernier d’entre eux, le Fils de Dieu ; à moins qu’ils ne viennent pour pleurer car on leur a donné permission de se lamenter sur les ruines de la ville, moyennant paiement »

Le mur est déjà un lieu de prière comme en témoigne Benjamin de Tudèle au xiie siècle : « À l’opposé de cet endroit, à l’occident est une muraille qui est un reste de celle du Temple & même du Saint des Saints. On l’appelle la porte de Miséricorde. Tous les Juifs vont prier à cet endroit où était le parvis ».

Sous l’Empire ottoman

Gravure imprimée en 1850

Gravure représentant le mur par Bida tirée de Jewish Encyclopedia
Pendant 400 ans, de 1517 à 1917, les Turcs administrent la Palestine et laissent les Juifs prier au Mur. La Jewish Encyclopedia décrit ainsi le Mur vers 1906 : « Le fameux lieu des Lamentations (le « Kotel Ma’arabi ») est intéressant à tout point de vue. Chaque vendredi après-midi et après le service du Chabbat matin ou des jours de fête, les Juifs s’assemblent en une foule pittoresque pour se lamenter sur leur gloire passée. C’est le lieu de rassemblement des Juifs de Jérusalem comme l’est le mont du Temple pour les musulmans ou le Saint-Sépulcre pour les chrétiens »10.

Sous le mandat britannique

1918. Soldats de la Légion juive appartenant à l’armée britannique, près du Mur
À leur tour, les Britanniques administrent la Palestine de 1917 à 1948 et y perpétuent le statu quo. Mais en 1929, les heurts deviennent de plus en nombreux entre les Juifs priant au mur et les Arabes. Des émeutes éclatent qui s’étendent à Hébron où les Juifs sont massacrés. Les Britanniques nomment une commission d’enquête qui conclut que le Mur était propriété des musulmans et administré par eux. Toutefois, les Juifs ont le droit d’y prier à condition de se conformer à certaines régulations limitant leur droit d’y apporter des objets ou leur interdisant de sonner le shofar11.
Sous contrôle jordanien[modifier]
Durant la guerre israélo-arabe de 1948-1949, la Légion arabe prend le contrôle du site dont l’accès est interdit par les autorités jordaniennes, aux Juifs, en violation de l’article VIII des accords d’armistice signés entre les belligérants. Pour la première fois depuis les Croisés, les Juifs qui étaient nombreux dans le quartier des Maghrébins sont alors absents de la vieille ville de Jérusalem. Pendant les dix-neuf années qui suivent, les nombreuses demandes par des officiels israéliens et des groupes Juifs, tant aux Nations Unies qu’auprès d’autres organismes internationaux pour essayer de mettre en application l’accord d’armistice, restent vaines. Seuls les soldats jordaniens et les touristes peuvent avoir accès au site qui est un temps transformé en dépotoir.
Depuis 1967

Dégagement de l’esplanade devant le Kotel en juillet 1967
Lors de la guerre des Six Jours en juin 1967, les Israéliens prennent le contrôle de toute la rive droite du Jourdain et donc de l’ensemble de la ville de Jérusalem. Cette reconquête du Mur occidental, près de 19 siècles après la prise de Jérusalem par Titus, est symbolisée par la sonnerie du shofar effectuée par le grand rabbin Shlomo Goren dès que les troupes israéliennes atteignent le Mur le 7 juin 1967. L’accès au Mur occidental, interdit aux juifs par les autorités jordaniennes pendant une vingtaine d’années, leur redevient alors possible. Très vite, les Israéliens entament la destruction d’un hectare du « quartier maghrébin » et en expulsent 650 habitants, afin de dégager l’esplanade actuelle « alors que pendant des siècles les Juifs qui venaient y prier se contentaient des quatre mètres existants entre les maisons et le mur »6,12. Le reste du quartier voit le retour des Juifs et particulièrement l’établissement de yechivoth.

Le Mur, aujourd’hui

Le mur occidental et son accès : les remparts sont à l’extrême-droite de la photo, la porte des Maghrébins est cachée. Au centre, on voit la coupole de la Mosquée al-Aqsa. L’esplanade du Mur est à gauche et derrière se dresse la coupole dorée du Dôme du Rocher. Au milieu de la photo, dans la partie basse, le point de contrôle.
De l’extérieur de la vieille ville, on accède à l’esplanade devant le Mur par une porte des remparts, la porte des Maghrébins ou encore porte des Détritus, et les contrôles de police y sont stricts. Cette porte donne aussi accès au quartier des Maghrébins, l’ancien et à nouveau florissant quartier juif de la vieille ville de Jérusalem.
L’esplanade devant le Mur est séparée en 3 parties : la plus éloignée est ouverte à tout public ; deux sections séparées par une mekhitsa (cloison) sont à la disposition des personnes qui voudraient se rendre près du Mur, la section nord étant réservée aux hommes et la section sud aux femmes.
Les salles souterraines bordant la section des hommes comprennent de nombreuses arches saintes où sont rangés des rouleaux de la Torah utilisés lors des offices de prière qui se tiennent à toute heure. C’est aussi au nord du Mur que s’amorce le tunnel du Mur occidental (dont la sortie est sur la via Dolorosa), accessible au public sur rendez-vous.
Le site est fréquemment choisi pour des célébrations et cérémonies, en particulier celles de bar mitzvah, du monde entier. Beaucoup sacrifient à la coutume fort populaire bien que non unanimement approuvée de déposer des feuillets contenant des souhaits ou des prières dans les fentes et crevasses du mur.”

source: wikipedia                             pour reponse quizz prizee france prizee.com

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