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La capitale du Portugal est     Lisbonne  

Le Portugal, en forme longue : la République portugaise, en portugais : República Portuguesa, est un pays du sud de l’Europe, dans l’ouest de la péninsule Ibérique. Ce pays, le plus occidental de l’Europe continentale, est délimité au nord et à l’est par l’Espagne et au sud et à l’ouest par l’océan Atlantique. Il comprend également les archipels des Açores et de Madère, situés dans l’hémisphère Nord de l’océan Atlantique.
Fondé au xiie siècle, le royaume de Portugal devient au xve siècle l’une des plus grandes puissances économiques, sociales et culturelles du monde, jouant un rôle majeur dans les grandes découvertes et se taillant un vaste empire colonial en Afrique, en Asie et en Amérique du Sud. La puissance du pays décline à partir du xviie siècle. La monarchie portugaise est renversée en 1910, à l’issue d’un soulèvement militaire qui contraint le roi Manuel II à l’exil. Pendant plus de quarante ans, le pays est soumis au régime autoritaire d’António de Oliveira Salazar, jusqu’à la révolution des Œillets de 1974 qui met fin à la dictature salazariste et installe la démocratie dans le pays.
Le Portugal devient à la fin du xxe siècle un pays développé, économiquement prospère, socialement et politiquement stable. Membre fondateur de l’OTAN en 1949 et de l’OCDE en 1948, il est également membre de l’ONU depuis 1955, du conseil de l’Europe depuis 1976, de l’Union européenne depuis 1986, et de « l’espace Schengen ». Enfin, il est l’un des pays fondateurs de la zone euro en 1999. En 2011, la dégradation économique mondiale conduit le Portugal à la récession et provoque une crise socio-économique et politique.
Dans ce pays qui a connu la dictature de 1926 à 1974, l’économie n’a pris son essor qu’après 1975, amenant près d’un million et demi de Portugais à aller travailler en dehors du pays pour fuir la misère et les guerres coloniales. Les « fortes zones d’immigration » sont le Brésil, la France7, le Luxembourg (14.1 % de la population totale du pays)8, la Suisse9, les États-Unis, l’Argentine, le Venezuela, le Canada10, ainsi que la principauté d’Andorre (où 15,75 % de la population est portugaise11) et divers autres pays. À l’heure actuelle, la diaspora portugaise est l’une des principales diasporas européennes et mondiales.
Aujourd’hui le thème du déclin devient de plus en plus présent même si l’entrée dans l’Union européenne a permis de dynamiser l’économie (aide aux PME, aux agriculteurs, nouvelles technologies, structures routières). L’émigration s’est arrêtée et le pays tend à devenir un pays d’immigration à son tour. Le niveau de vie de la région de Lisbonne est devenu comparable à celui d’autres grandes villes de l’Europe de l’Ouest. Le tourisme, principalement balnéaire, est une ressource très importante, notamment en Algarve et dans la région de Lisbonne. Le Portugal est également un grand pays viticole, notamment réputé pour le vin de Porto. Le Portugal est par ailleurs le premier producteur mondial de liège.
La capitale, Lisbonne, a accueilli l’Exposition universelle sur le thème des océans en 199812. Le Portugal s’est porté candidat à l’organisation des Jeux olympiques d’été 2020 par l’intermédiaire des villes de Porto et de Lisbonne. Il s’est également porté candidat, conjointement avec l’Espagne, à l’organisation de la Coupe du monde de football de 2018 après avoir été l’hôte du championnat d’Europe en 200413.

Préhistoire et antiquité pré-romaine
Les plus anciennes traces de civilisation retrouvées au Portugal datent du Paléolithique : peintures et gravures rupestres des grottes d’Escoural (Alentejo), de Mazouco (Tras-os-Montes) et surtout de Vale de Côa, datées entre 22000 et 10000 av. J.-C. La majorité de ces traces se trouvent au nord du Tage et témoignent de l’existence de peuples de chasseurs-cueilleurs. Vers 10000 av. J.-C., les Ibères peuplent l’intérieur des terres de la péninsule. Ce territoire prend, dans l’Histoire, le nom de « péninsule Ibérique ».

Le cromlech des Almendres.
Entre 4000 et 2000 av. J.-C., le Portugal et la Galice voient se développer une culture mégalithique originale par rapport au reste de la péninsule, caractérisée par son architecture funéraire et rituelle particulière, et par la pratique de l’inhumation collective. On peut encore trouver dans le pays de nombreuses traces monumentales, la plupart dans l’Alentejo : le cromlech d’Almendres près d’Évora, ceux de Vale Maria do Meio ou de Portela de Mogos, ainsi que le dolmen de Zambujeiro14.
L’âge de bronze voit l’établissement de contacts maritimes entre le littoral atlantique et celui de la Bretagne, et des îles Britanniques alors que le sud de la péninsule entretient des liens commerciaux avec la Méditerranée : des Grecs et des Phéniciens venus de l’actuel Liban, ainsi que leurs descendants carthaginois, y installent de petits comptoirs commerciaux semi-permanents15. Le moteur de ce commerce est la richesse de la péninsule en métaux (or, argent, fer et étain), ainsi que le salage du poisson de l’Atlantique, réputé dans le bassin méditerranéen. Les Phéniciens auraient ainsi fondé Lisbonne autour de l’an 1000 av. J.-C.16. La légende veut même que ce soit Ulysse qui ait donné son nom à la ville. Toutefois, seul le site d’Abul, près d’Alcácer do Sal, demeure incontestablement d’origine phénicienne. Il existe à Almodovar (Alentejo) un musée des écritures locales primitives du viie au ive siècles av. J.-C. où les influences phénicienne et helléniques sont présentées.[réf. nécessaire]
Durant l’âge du fer un peuple indo-européen s’établit dans la région : les Celtes. Ils occupent bientôt le centre et l’ouest de la péninsule, vivant regroupés en petits noyaux de population isolés, établis sur les hauteurs avec des habitations circulaires (castros), et pratiquant l’agriculture et l’élevage. Chaque maison (150 environ) est défendue par une enceinte (comme on peut en voir dans la Citânia de Briteiros). On trouve aussi dans ces regroupements un édifice funéraire. Comme ils maîtrisent le fer, le travail de la terre devient plus efficace, les cueillettes augmentent, améliorant par la même les conditions de vie et la démographie.[réf. nécessaire]
Les Lusitaniens occupent une partie du territoire actuel du Portugal et les provinces espagnoles du León et l’Estremadure. Les Lusitaniens parlent leur propre langue, et s’étendent peu à peu vers l’Estremadure17. Les Carthaginois arrivent dans la péninsule ibérique au iiie siècle av. J.-C., attirés par ses ressources minières, halieutiques et par la réputation des guerriers ibères, un atout précieux face à Rome. Ils en occupent la moitié sud, et, alliés aux Lusitaniens, forment la principale résistance à l’invasion romaine dans la péninsule.[réf. nécessaire]
Formation du Royaume de Portugal[modifier]
Articles détaillés : Afonso Henriques, Royaume de León, Royaume des Asturies, Royaume de Portugal et Gharb al-Ândalus.

Afonso Henriques, premier roi de Portugal
La présence romaine est ancienne et déterminante dans la culture ; les usages et la langue portugaise fortement latinisés. Le peuplement romain proprement dit commence au ier siècle av. J.-C. après la conclusion de la paix entre les Lusitaniens et Jules César (en 48). Les Romains créent un réseau urbain et de transport qui structure le pays jusqu’à nos jours. Il est spécialement destiné à l’exportation maritime vers la Méditerranée des principales productions du pays : métaux, huile d’olive, vin, conserves de poisson. L’occupation par les Suèves précédant l’époque wisigothique est partielle et discrète.[réf. nécessaire]
Au viiie siècle les Omeyyades mettent en place une occupation musulmane qui ne se révèle structurante que dans le sud du pays, directement sous influence andalouse et rechristianisé tardivement (vers 1249). Silves connaît un rayonnement culturel jusqu’au xie siècle et Mertola joue un rôle économique par les échanges maritimes. La population arabo-andalouse reste toutefois limitée en nombre. Son apport essentiel touche à l’irrigation (connaissance des calculs de pente et de débit d’eau) et de l’agriculture : les spécificialités portugaises sont les fruits (notamment les pommes, les poires et les figues en Algarve), la vigne car la consommation du vin s’est perpétuée chez les Andalous, les céréales dont le riz en Alentejo, les légumes comme l’artichaut. De cette époque subsiste encore la tradition décorative des azulejos.[réf. nécessaire]

Carte politique du Nord-Ouest de la péninsule Ibérique à la fin du xiie siècle
Sous le règne d’Alphonse Ier, les rois chrétiens des Asturies s’emparent des territoires jusqu’au Douro. Le royaume de León compte au début cinq divisions : les Asturies, le León, la Galice, le Portugal et la Castille. Chacune est dirigée par un comte. Au fur et à mesure des conquêtes, les terres sont divisées en comtés ou en duchés. En 868, Porto et Braga sont reprises. À partir du ixe siècle, le sud de la Galice forme un comté dynamique autour de sa métropole religieuse, Braga, et de son port, Porto. Il porte le nom de « Portucale » ou « Terra portucalensis » (pays de Portucale), rappelant le nom latin de Porto (« Portucale »).[réf. nécessaire]

Le premier drapeau du Portugal
En 1095, Urbain II lance la première croisade pour libérer les lieux saints et surtout réagir à la menace que représentent les Turcs récemment convertis à l’islam. Déjà, les réformes grégoriennes appellent à s’unir pour lutter contre toutes les croyances païennes et hérétiques. C’est dans ce cadre qu’en 1095 Alphonse VI de Castille et de León, annexant la Galice et le comté de Portugal, réunifie le royaume. Alphonse VI, marié à Constance de Bourgogne, fait appel à sa belle-famille bourguignonne pour l’aider à reconquérir la péninsule. Raymond et Henri de Bourgogne, de la famille royale de France, font partie d’une noblesse en quête de terre et de prestige et répondent favorablement à l’appel18.
En remerciement, et pour consolider ses liens avec les autres monarchies, il donne à Raymond sa fille Urraque et en fait donc le futur roi de León et de Galice. À Henri, il donne la main de sa fille bâtarde, Thérèse de León et le comté de Portugal en 1093. Dès lors, celui-ci installe sa cour près de Braga, à Guimarães (considéré depuis comme « berceau » du Portugal). Il continue à prêter serment à Alphonse VI tout en bénéficiant d’une certaine autonomie, et poursuit la reconquête jusqu’au fleuve Mondego.[réf. nécessaire]
En 1139, Afonso Henriques, fils de Henri de Bourgogne19, remporte sur les musulmans une bataille historique à Ourique et est proclamé roi par ses troupes sur le champ de bataille20. La légende veut que le Christ lui soit apparu pendant la bataille. Cette situation est officialisée par le traité de Zamora (1143) par lequel Alphonse VII reconnaît le royaume de Portugal et son roi Alphonse Ier. Grâce à son habileté politique et militaire, ce dernier a réussi là où d’autres comtés échouent, et gagne ainsi son indépendance21.
Les découvertes[modifier]
Articles détaillés : Empire colonial portugais et Vasco de Gama.
Avec la fin de la guerre, le Portugal lance l’exploration et l’expansion des découvertes grâce à Henri le Navigateur et au roi Jean II. Ceuta est conquise par le Portugal en 141522. En 1474, João Vaz Corte-Real et Alvaro Martins Homem auraient découvert le Groenland et Terre-Neuve23.
Devenu roi, Jean II (1481-1495) centralise le pouvoir et continue de planifier les grandes expéditions. Jean II est le monarque de la Renaissance par excellence : il met fin à certains privilèges, oblige la noblesse à lui prêter serment, se débarrasse des traîtres. Ainsi, le duc Ferdinand II de Bragance, qui conspire avec les Rois catholiques, est arrêté et exécuté en 1483 ; en 1484, c’est le duc de Beja et de Viseu Diogo qu’il assassine lui-même pour les mêmes raisons. Le pouvoir et le domaine royal s’en trouvent agrandis, au prix de la haine de la grande noblesse. Ce ressentiment est d’autant plus vif que le roi privilégie désormais la poursuite des découvertes de nouvelles terres et surtout de la route des Indes. L’Afrique n’est plus l’enjeu ; il s’agit de la contourner.[réf. nécessaire]

Diogo Cão
La mission en est confiée à Diogo Cão, qui, en 1481, emporte le premier padrão (borne de pierre revêtue des symboles du Portugal plantée dans les terres découvertes). Il remonte le fleuve Zaïre, débarque au Congo, au Gabon, en Angola et en Afrique du Sud enfin, en 1486. Ces coûteuses expéditions ne sont plus royales mais confiées à des commerçants privés, en échange ces derniers doivent découvrir 500 km de côtes par an. Ces commerçants se financent par l’exploitation des terres conquises et par l’établissement de São Jorge da Mina, dans le golfe de Guinée, qui voit converger l’or de la région. Construit en 1482, il vise aussi à interdire aux navires étrangers l’accès aux eaux portugaises. Le traité de Tolède (6 mars 1480) instaure un partage de l’Atlantique avec la Castille, lui abandonnant les découvertes à l’ouest des Canaries et assurant au Portugal le monopole en Afrique. Madère devient un point d’escale. Le vin, la canne à sucre et l’élevage s’y développent grâce à l’arrivée de migrants et d’esclaves. Le blé des Açores sert à ravitailler le pays.[réf. nécessaire] Le Cap-Vert, les îles de São Tomé et de Principe fournissent du sucre et du bétail. Jean II passe une alliance avec le roi du Congo pour enseigner la religion catholique24. Le commerce avec les Africains rapporte aussi de l’ivoire et des fruits tropicaux.
C’est ensuite Bartolomeu Dias qui est envoyé en 1487. Il double le cap de Bonne-Espérance (qu’il avait nommé « cap des Tempêtes »25 avant que le roi ne le rebaptise) le 6 janvier 1488, par hasard, emporté par une tempête. Il atteint l’actuelle Namibie mais une mutinerie l’empêche d’aller plus loin.
Dans le but de préparer le voyage vers les Indes, Jean II envoie en 1488 des émissaires par voie de terre. C’est un moyen de recueillir des informations sur les courants dans l’océan Indien, peut-être même de trouver une trace du mythique Royaume du prêtre Jean. C’est d’abord Pedro de Montanoio et Pedro de Lisboa qui mènent l’expédition. Ils sont suivis de Pêro da Covilhã et d’Afonso de Paiva, qui apportent de précieux renseignements pour le voyage de Vasco de Gama.[réf. nécessaire]

Les voyages des explorateurs portugais
Ils partent vers Jérusalem, accèdent au golfe Arabique, à Aden à l’embouchure de la mer Rouge. Ils se séparent ensuite. Paiva part vers l’Abyssinie à la recherche du prêtre Jean. Covilhã part vers les Indes. Il passe par Calicut, puis Sofala, Madagascar, revient au Caire où il apprend la mort de son compagnon. Il envoie ses informations au roi et part pour Ormuz. Il parvient à la cour du négus chrétien, s’y marie et y finit ses jours. Grâce à lui, on fait construire des navires spéciaux : la caravelle va être remplacée par la caraque permettant d’emporter plus d’équipage, d’armes et de ravitaillement.[réf. nécessaire]
Pendant ce temps là, les Rois catholiques prennent Grenade et mettent fin à la reconquête (1492). Cette victoire leur laisse les mains libres pour entreprendre des expéditions. Christophe Colomb embarque en leur nom pour atteindre les Indes par l’ouest. Jean II, à qui il s’adresse auparavant, refuse de financer ce voyage, privilégiant la route découverte par Vasco de Gama et estimant, à juste titre, que Colomb se trompe. En 1493, Christophe Colomb revient d’Amérique et c’est à Lisbonne qu’il débarque en premier. Il annonce au roi que les terres découvertes lui appartiennent en vertu du traité d’Alcaçovas. Jean II les revendique donc auprès du pape Alexandre VI. Une bulle papale établit alors une division des terres qui passe à 100 lieues à l’ouest du Cap-Vert. Jean II exige un autre accord : le 7 juin 1494, Espagnols et Portugais signent le traité de Tordesillas qui fixe la limite à 370 lieues. Ce nouvel accord permet au Brésil, qui n’a pas encore été découvert, d’être portugais tout en abandonnant à l’Espagne les nouvelles terres d’Amérique.[réf. nécessaire]

Vasco de Gama.
C’est le nouveau roi Manuel Ier (1495-1520) qui tire profit de la politique intelligente de Jean II. Celui-ci, très impopulaire auprès de la noblesse, meurt probablement empoisonné en 1495. Vasco de Gama arrive aux Indes le 20 mai 1498, ouvrant la voie au commerce très fructueux des épices contrôlé jusque là par les Vénitiens. Son voyage a été minutieusement préparé. Mais, à son arrivée à Calicut, il est mal accueilli par le Zamorin. En 1499, une deuxième expédition, commandée par Pedro Alvares Cabral est envoyée avec l’objectif de s’imposer, par la force si nécessaire. Le 22 avril 1500, Cabral aborde au Brésil et en prend possession. Il envoie un messager à Lisbonne et poursuit sa route.[réf. nécessaire]
Arrivé à Calicut, il reçoit meilleur accueil mais très vite les Portugais doivent affronter la concurrence des Vénitiens, des Turcs et des Égyptiens. C’est la fin des voyages pacifiques. Les Portugais tirent parti des divisions entre les hindous et les musulmans de la région. Une feitoria est créée à Cochim puis à Cananor, Sofala, Quiloa et Malacca (1511). Elles sont protégées par des forteresses et une armada. On finit par installer une administration et créer un poste de vice-roi des Indes pour maintenir l’ordre dans l’océan Indien : Francisco de Almeida en est le premier, suivi d’Afonso de Albuquerque qui installe de solides forts aux points stratégiques (Malacca, Siam, Goa qui devient la capitale de cet empire, Moluques, Timor, archipel de Socotra, Ormuz) et consolide cet empire naissant. Tout l’océan Indien est bientôt sous contrôle.[réf. nécessaire]
Amerigo Vespucci fait partie du premier voyage officiel au Brésil (1501). La découverte du Brésil permet aux commerçants portugais de s’approprier le pau-brasil, un bois de teinture et de construction très recherché. Mais le pays semble peu intéressant au départ jusqu’à ce que la concurrence espagnole et française se fasse sentir. On y envoie des colons, on crée des factoreries. Les Indiens du Brésil, puis de nombreux Africains, sont mis en esclavage pour la culture du sucre. En 1600, le Brésil est le premier producteur mondial de sucre et le principal fournisseur de ressources du Portugal. Au xviie siècle, les Bandeirantes découvrent également au sud de la colonie des mines d’or et de diamants qui sont exploitées grâce à une même main-d’œuvre servile. Les découvertes se poursuivent par ailleurs : en 1495, Pêro de Barcelos et João Fernandes Lavrador explorent les côtes du Canada et du Groenland (donnant son nom au Labrador). En 1500, Gaspar Corte Real arrive à Terre-Neuve. En 1513, Jorge Álvares arrive en Chine et Tomé Pires à Pékin.[réf. nécessaire]

Carte anachronique de l’Empire portugais (1415–1999)
C’est la naissance d’un véritable empire reposant sur les comptoirs. La Casa da India à Lisbonne contrôle et vérifie les marchandises importées d’Orient. Les richesses venues des colonies (épices, or, pierres…) affluent pendant les siècles suivants. Jamais le pouvoir royal n’a été aussi grand. Manuel Ier réforme d’ailleurs l’administration avec un nouveau code législatif afin de renforcer encore ce pouvoir (les ordonnances Manuelines de 1521). Mais il sait aussi ménager la noblesse (contrairement à son prédécesseur) qui, grâce aux nouvelles colonies, finit par y trouver son compte. En 1555, le pays est considéré comme le plus riche d’Europe. C’est également une période de croissance démographique. Le Portugal compte environ 1,5 million d’habitants ; tout un peuple vit alors impliqué dans le colonialisme. Beaucoup partent vers les colonies. L’esclavage fait que le travail devient une valeur dévaluée.[réf. nécessaire]
Il s’agit également d’une période de développement culturel avec le début des grandes constructions influencées par la Renaissance, avec l’installation définitive de l’université à Coimbra. Le style manuélin, gothique propre au pays, se propage sous l’influence de grands architectes (Mateus Fernandes, les frères Diogo et Francisco de Arruda et les Français Diogo Boitaca ou Nicolau de Chanterene). La littérature connaît aussi une époque faste avec les œuvres de João de Barros, Damião de Góis ou Gil Vicente.[réf. nécessaire]
Union Ibérique[modifier]

Carte de l’Union ibérique (1580–1640)
     Empire portugais
     Empire espagnol
Le 4 août 1578, la bataille d’Alcácer-Quibir tourne au carnage, avec des milliers de morts et de nombreux prisonniers. Une centaine de rescapés rentrent à Lisbonne. Le roi est mort et son corps n’est pas retrouvé. C’est un désastre militaire, économique et politique : la défaite marque la fin de la dynastie d’Aviz et d’une époque glorieuse, chantée dans Les Lusiades par le poète Luís de Camões, disparu également à cette époque. Quatre siècles d’une indépendance chèrement acquise sont alors remis en cause26.
Outre la crise politique et économique, c’est une crise morale que connaît le pays : une Couronne endettée, des milliers de morts et des prisonniers dont il faut payer la rançon minent le pays. C’est dans cette atmosphère que vont surgir et prospérer de nombreuses prophéties évoquant le retour du jeune roi : le sébastianisme. Pas moins de quatre imposteurs cherchent à se faire passer pour le roi au cours de cette période, le dernier, un Italien, est pendu en 161927. Le vieux cardinal Henri, dernier fils de Manuel Ier, monte sur le trône le 28 août 1578. Il est chargé de se trouver un successeur. De nombreux prétendants existent dont Philippe II d’Espagne, qui apparaît comme le seul capable d’assurer la conservation de l’Empire portugais. Cette solution a les faveurs de la noblesse et du clergé. Le peuple, lui, favorise un Portugais (dom Antoine, prieur de Crato) mais les Cortes n’arrivent pas à trancher. La grande bourgeoisie penche du côté espagnol pour des raisons économiques. Elle entend profiter des marchés offerts par l’Espagne et ses colonies28.
Henri Ier meurt sans les départager. Philippe II s’impose avec une démonstration de force face au prieur de Crato lors de la bataille d’Alcántara (25 août 1580). Celle-ci marque la fin de la dynastie d’Aviz et le début de celle des Habsbourg. À l’occasion de la tenue des cortes[Quoi ?] à Tomar (1581), le roi Philippe II joue l’apaisement avec son pardon aux soutiens du prieur de Crato et le respect de l’ensemble des lois et coutumes portugaises ; l’exploitation des colonies et l’administration du pays restent du domaine exclusif des Portugais. Le Portugal fait désormais partie de la Couronne d’Espagne mais garde une autonomie certaine. Il retrouve une certaine stabilité économique mais perd des positions au profit de la Hollande et de la France.[réf. nécessaire] Le conflit entre l’Espagne et l’Angleterre (1588), qui aboutit à l’épisode de l’Invincible Armada, vient à bout de ce qui reste de la flotte portugaise28. Les premiers accrocs surgissent à la fin du règne de Philippe II et se poursuivent avec son successeur, Philippe III, qui se désintéresse du Portugal et de l’administration en général. Il délègue ses pouvoirs au vice-roi qui cherche à centraliser le pouvoir et à remettre en cause l’autonomie du Portugal. Le nouveau roi se rend impopulaire en augmentant les impôts, en affichant une certaine tolérance envers les nouveaux chrétiens et en signant une trêve avec la Hollande qui en profite pour conforter sa place dans les colonies portugaises.
Un nouveau code législatif est introduit : les Ordonnances philippines (1603). Philippe IV bafoue les accords sur l’autonomie du pays et alourdit encore la pression fiscale. Des troubles éclatent. Face à la concurrence des Anglais et des Hollandais, les places portugaises tombent une à une : Ormuz en 1622, Bahia en 1624, Arguin en 1633, São Jorge da Mina en 163728. Dès lors, le Portugal se tourne essentiellement vers le Brésil déjà menacé par les Néerlandais et les Français. L’Espagne devient la cause de tous les maux du pays. Des révoltes éclatent et l’unité nationale en sort renforcée. Les opposants soutiennent le duc Jean de Bragance, ils s’emparent du palais royal de Lisbonne le 1er décembre 1640. Le 15 du même mois, Jean devient roi de Portugal sous le nom de Jean IV28.
Restauration, absolutisme et libéralisme[modifier]
Articles détaillés : Tremblement de terre de Lisbonne de 1755 et Royaume-Uni du Portugal, du Brésil et de l’Algarve.

Acclamation de Jean IV, dit « le Restaurateur »
La restauration de l’indépendance du Portugal est suivie d’une guerre contre l’Espagne qui dure jusqu’en 1668. Avec le traité de Lisbonne, l’Espagne reconnaît définitivement l’indépendance de son voisin29.

Cette gravure de 1755 montre les ruines de Lisbonne en flammes et un raz-de-marée submergeant les navires du port.
Dans la fin du xviie siècle et dans la première moitié du xviiie siècle, débute l’exploration minière du Brésil, où il fut découvert de l’or et des pierres précieuses. Ces richesses servaient aussi pour payer des produits importés, majoritairement d’Angleterre (il n’existait presque pas industrie textile dans le royaume portugais et tous les tissus étaient importés d’Angleterre). Le commerce externe se basait sur l’industrie du vin et le développement économique du royaume fut impulsé, déjà dans le règne de José I, par les efforts du Marquis de Pombal (ministre entre 1750 et 1777), pour inverser la situation avec de grandes réformes mercantilistes. Ce règne fut marqué par un violent séisme qui a dévasté le Portugal (Lisbonne, Madère et l’Algarve), le Maroc, le Royaume-Uni30 et d’autres pays le 1er novembre 175531.
Pour ne pas briser l’alliance avec l’Angleterre, le Portugal a refusé d’adhérer au blocus continental, en conséquence il fut envahi par les armées napoléoniennes en 180732. La cour et la famille royale portugaise se sont réfugiées au Brésil. Lisbonne n’est plus la capitale du Royaume-Uni portugais, celle-ci étant transférée à Rio de Janeiro33, où il reste jusqu’en 1821, quand Jean VI est retourné à Lisbonne pour la première Constitution. Dans l’année suivante, le 7 septembre 1822, son fils Pedro IV s’était proclamé empereur du Brésil34.
Pendant le xixe siècle, le Portugal a vécu d’importantes perturbations politiques et sociales (une guerre civile et des révoltes ainsi que des soulèvements militaires, comme la Révolution de Septembre, la Révolution du Minho, celle de Patuleia…). Dans la fin du xixe siècle, les ambitions coloniales portugaises se distinguent de celles des Anglais, différence qui est à l’origine de l’ultimatum britannique de 1890. La cession aux exigences britanniques et la croissance des problèmes économiques propulsent la monarchie dans un discrédit croissant.[réf. nécessaire] Charles Ier et le prince héritier Louis Philippe de Bragance sont assassinés le 1er février 1908. La monarchie se maintient pendant deux ans, sous le règne de Manuel II, mais une révolution l’abolit le 5 octobre 1910 à la suite de laquelle le Portugal devient une république35.
République, Estado Novo et retour à la démocratie[modifier]
Articles détaillés : Estado Novo (Portugal) et Révolution des Œillets.

Le Portugal et ses régions d’Outre-Mer en Afrique, pendant la guerre coloniale (1961–1974)
     Portugal actuel
     Colonies portugaises

Allégorie de la proclamation de la República Portuguêsa en 1910
Le 5 octobre 1910, peu après la proclamation de la République, le jeune roi Manuel II s’exile en Angleterre. Après plusieurs années d’instabilité politique marquées par des luttes de travailleurs, des tumultes, des homicides politiques et des crises financières, l’armée prend le pouvoir en 1926.[réf. nécessaire]
Le régime militaire nomme António de Oliveira Salazar, un enseignant de l’université de Coimbra36, ministre des Finances, avec pleins pouvoirs budgétaires afin de redresser l’économie du pays, ce qu’il fait de façon spectaculaire en un an. Il est nommé en 1932 président du Conseil par le président de la République, le général Óscar Carmona.[réf. nécessaire]
Salazar consolide le pouvoir autoritaire et introduit en 1933 une nouvelle constitution qui lui donne les pleins pouvoirs. L’Estado Novo (« État Nouveau »), régime à parti unique, nationaliste, proche de l’idéologie du parti faciste italien (du moins jusqu’en 1945), reste en place pendant plus de quarante ans37.
Le refus du régime dictatorial portugais de décoloniser les provinces d’outre-mer entraîne une série de conflits coloniaux. La première colonie à se révolter est l’Angola en 1961, suivie par la Guinée-Bissau en 1963 et enfin par le Mozambique en 1964. Entre 1974 et 1975, le Portugal doit donner l’indépendance à toutes ses colonies, seules deux régions n’ont pas pris l’indépendance : Madère et les Açores. Le 10 septembre 1974, les deux premières colonies qui ont pris leur indépendance vis-à-vis du Portugal sont le Cap-Vert et Guinée-Bissau38. Le Timor oriental fut aussi une colonie portugaise jusqu’au 28 novembre 1975, où il acquiert son indépendance. Mais neuf jours plus tard, l’Indonésie l’annexe militairement39.

Manifestation du 25 avril 1983 à Porto
Avec un coup d’État militaire, le 25 avril 1974, le gouvernement instauré par Salazar et dirigé par Marcelo Caetano depuis 1968 est renversé. La foule manifeste dans la capitale portugaise pour soutenir les militaires dirigés par le général António de Spínola. Les jours suivants, les prisonniers politiques sont libérés, la censure de la presse est levée et le secrétaire général du parti socialiste, Mário Soares40, rentre de son exil en France. Il est élu deux fois comme président de la République, la première fois en 1986 et la seconde en 199141.
Dans les années 1940-1960, le Portugal est parmi les membres fondateurs de l’OTAN, de l’OCDE et de l’AELE. Il quitte cette dernière en 1986 pour entrer dans la Communauté économique européenne en même temps que l’Espagne.[réf. nécessaire]
En 1999, le Portugal adhère à la zone euro, et le 20 décembre de la même année, le gouvernement portugais rend le territoire de Macao à la Chine42. Depuis son entrée dans l’Union européenne, le pays a présidé le Conseil européen trois fois et en 2007, la capitale du pays voit la signature du traité de Lisbonne43.
Division administrative[modifier]

Articles détaillés : Subdivisions du Portugal, Villes du Portugal, Liste des municipalités du Portugal et Liste des municipalités du Portugal par région et district.
Les principales divisions administratives portugaises sont les 18 districts du continent et de ses régions autonomes des Açores et de Madère44, qui se subdivisent en 308 municipalités et 4 257 paroisses (pt)45. Les districts constituent la plus importante subdivision du pays. Ils servent de base pour diverses divisions administratives, comme les cercles électoraux.
Avant 1976, les deux archipels étaient aussi intégrés dans la structure générale des districts portugais avec toutefois des spécificités administratives tenant compte de leur statut de districts indépendants des îles adjacentes, décret-loi no 36453, du 4 août 1947 qui se traduit par l’existence de trois districts indépendants aux Açores et un pour Madère :
Açores : le district de Angra do Heroísmo, le district da Horta et le district de Ponta Delgada ;
Madère : le district du Funchal.
Depuis 1976, les Açores et Madère sont devenues des régions autonomes, avec un statut politico-administratif46 et des agences du gouvernement propres (article 6.º, paragraphe 2, de la Constitution de la République portugaise). Actuellement, la division administrative se résume par le tableau suivant :
Districts47
  District Superficie Population District Superficie Population
1 Lisbonne 2 761 km2 2 124 426 10 Guarda 5 518 km2 173 831
2 Leiria 3 517 km2 477 967 11 Coimbra 3 947 km2 436 056
3 Santarém 6 747 km2 445 599 12 Aveiro 2 808 km2 752 867
4 Setúbal 5 064 km2 815 858 13 Viseu 5 007 km2 394 844
5 Beja 10 225 km2 154 325 14 Bragança 6 608 km2 148 808
6 Faro 4 960 km2 421 528 15 Vila Real 4 328 km2 218 935
7 Évora 7 393 km2 170 535 16 Porto 2 395 km2 1 867 986
8 Portalegre 6 065 km2 119 543 17 Braga 2 673 km2 879 918
9 Castelo Branco 6 675 km2 208 069 18 Viana do Castelo 2 255 km2 252 011
Régions autonomes
  Région autonome Superficie Population Gentilés
19 Açores 2 333 km2 243 101 açoréen(ne)(s)
20 Madère 801 km2 244 098 madérien(ne)(s), madérois(e(s))
Le Portugal est aussi divisé en trois régions NUTS de premier niveau45 (séparant le territoire métropolitain des deux régions autonomes). Le second niveau NUTS est constitué par les 18 districts de la métropole, mais ne subdivise pas les anciens districts des Açores qui constituent une seule région NUTS-2 comme aussi Madère : il y a donc 20 régions NUTS de niveau 2, de population relativement équilibrée (à l’exception des districts de Porto et Lisbonne qui sont 5 à 20 fois plus grands que les autres). Cette division, élaborée à des fins statistiques, est entrée en vigueur dans tous les pays de l’Union européenne.
Politique
Le Portugal est un État unitaire à régime parlementaire unicaméral fondé sur la Constitution portugaise du 25 avril 1976 (constitution modifiée en 1982, 1989, 1992, 1997, 2001 et 2004)48.
Les trois principales composantes du pouvoir sont le président de la République et le gouvernement, l’Assemblée de la République, et la justice. La Constitution accorde la division ou la séparation des pouvoirs entre les branches législative, exécutive, et judiciaire. La République du Portugal est un État laïque. Le président de la République, élu pour cinq ans, a un rôle essentiellement honorifique. L’actuel président est Aníbal Cavaco Silva, élu en janvier 2006. Le pouvoir législatif est détenu par l’Assemblée de la République (Assembleia da República), parlement unicaméral composé de 230 députés élus pour quatre ans (dont quatre représentent les Portugais de l’étranger).[réf. nécessaire]
Le gouvernement est dirigé par le Premier ministre qui est, depuis les élections du 05 juin 2011, Pedro Passos Coelho, président du PSD. Le Premier ministre choisit son gouvernement, constitué des ministres, de Ministres d’État et de Ministres. L’actuel gouvernement est entré en fonction le 21 juin 2011.[réf. nécessaire]
Le pouvoir judiciaire est divisé en trois ordres : judiciaire, administratif, et financier. Le Tribunal suprême de justice constitue la plus haute juridiction judiciaire du pays, le Tribunal administratif suprême étant la plus haute juridiction administrative. Tous deux statuent en cassation49. Par ailleurs, le Tribunal constitutionnel veille à la conformité des lois avec la Constitution.
L’âge minimum requis pour voter est fixé à 18 ans. Les femmes ont obtenu le droit de vote en 1931 par un décret-loi (Decreto-lei 19694 de 5 de Maio de 1931)50. La peine de mort a été abolie en 1867, la dernière exécution eut lieu en 184951.
Conflits territoriaux
Deux conflits territoriaux opposent encore actuellement le Portugal et l’Espagne. le Portugal ne reconnaît pas la municipalité d’Olivença comme territoire espagnol52. À la suite du traité de Vienne, l’Espagne a manifesté la volonté de faire rétrocession de ses territoires occupés. La constitution portugaise dans son article 5, alinéa 3, rend impossible que ce territoire soit reconnu comme espagnol53.
Il existe également un conflit non clarifié au sujet de la zone économique exclusive du Portugal dans les eaux territoriales des îles Selvagens (un petit archipel au nord des îles Canaries), sous autorité portugaise. L’Espagne les réclame au motif qu’elles ne se trouvent pas sur une plaque continentale distincte, en accord avec l’article 121[2]54 de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer. Le statut des îles Salvagens en tant que simples rochers ou au contraire en tant qu’îles est donc au cœur du débat. Ces îles constituent aujourd’hui une réserve naturelle dont les seuls résidents sont deux gardes du Parc naturel de Madère. Année après année, les autorités portugaises ont saisi des bateaux de pêche espagnols naviguant dans ces zones pour cause de pêche illégale et plusieurs survols non autorisés des forces aériennes espagnoles ont été dénoncés aux gouvernements concernés.
Indépendance et fusion
Au Portugal, il a existé des mouvements indépendantistes aux Açores55 et à Madère entre la Seconde Guerre mondiale et 1976 quand ces archipels ont obtenu le statut de région autonome. D’autres mouvements réclament la fusion de l’Espagne et du Portugal ou encore celle de la Galice (région espagnole) et du Portugal.
Pour la fusion entre l’Espagne et le Portugal, ce sont surtout les Espagnols qui, plus que les Portugais, sont favorables à une éventuelle union entre les deux pays. Presque la moitié des Espagnols se déclarent pour contre un peu plus d’un quart des Portugais. Un sondage public effectué en 2006 a révélé que 45,6 % des Espagnols sont pour la fusion ; parmi ceux-ci, 43,4 % défendent le nom d’Espanha pour l’hypothétique entité mais 39,4 % sont pour le nom Ibéria. Pour 80 % des partisans de l’union, ils souhaitent que la capitale soit Madrid, contre à peine 3,3 % pour Lisbonne56.
Certains mouvements galiciens minoritaires et dits réintégrationnistes tels l’AGAL, revendiquent une union entre les peuples du Portugal et de Galice en militant pour ré-introduire le galicien comme dialecte de la lusophonie. D’autant que le Portugal et la Galice ont des langues issues de l’ancien galicien, le galaïco-portugais57 qui de fait a deux variétés modernes : le portugais et le galicien. Quelques projets transfrontaliers existent entre la Galice et le Nord du Portugal, en particulier dans le cadre de l’euro-région de Galice/Nord-Portugal (Galicia – Norte de Portugal, communidade de trabalho)58. Il est envisagé d’autoriser la réception des chaines de télévision portugaises en Galice, parmi les six présentes, cinq sont en langue castillane ou espagnol et une seule en galicien59,60. Le 10 juillet 2008, le secrétaire exécutif de la CPLP a fait une déclaration dans laquelle il garantit que la Galice, n’étant pas un pays, peut toutefois prétendre à être membre associé de la CPLP, grâce à l’accord du gouvernement espagnol, et qu’il en a informé les autorités galiciennes.

source : Wikipédia

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