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Les Jeux olympiques

En quelle année eurent lieu les premiers Jeux Olympiques dans la ville de Paris

Les Jeux olympiques d’été 1900, Jeux de la 2e Olympiade de l’ère moderne, se tiennent à Paris en 1900 suite à la prise de décision dans ce sens à l’occasion du premier Congrès olympique (1894). Aucune cérémonie d’ouverture ou de fermeture au programme, mais le 3 juin 1900, un défilé des gymnastes a lieu dans le vélodrome de Vincennes lors de la fête fédérale de l’Union des sociétés de gymnastique de France.
Les Jeux olympiques (appelés aussi les JO, les Jeux ou les Olympiques ; en grec ancien : οἱ Ὀλυμπιακοὶ ἀγῶνες (hoi Olympiakoì agônes), en grec moderne : Ολυμπιακοί αγώνες (Olympiakí agónes), également Oλυμπιάδα (Olympiáda) c’est-à-dire olympiade) sont un événement international majeur, regroupant les sports d’été et d’hiver, auquel des milliers d’athlètes participent. Les Jeux se tiennent tous les deux ans, les années paires, en alternant Jeux olympiques d’été et Jeux olympiques d’hiver : 4 ans entre chaque Jeux olympiques d’été ou d’hiver et 2 ans entre les jeux olympiques d’été et ceux d’hiver. Originellement tenus dans le centre religieux d’Olympie dans la Grèce antique du viiie siècle av. J.-C. au ve siècle après J.-C., les Jeux ont été rénovés par le baron Pierre de Coubertin en 1894 lorsqu’il fonda le CIO, les premiers Jeux olympiques modernes s’étant déroulés en 1896. Depuis lors, le CIO est devenu l’organisation gouvernant le mouvement olympique dont la structure et les décisions sont définies par la Charte olympique.
Pendant le xxe siècle, l’évolution du mouvement olympique a obligé le CIO à adapter les Jeux aux changements sociaux qui se sont produits dans le monde. Certains de ces ajustements inclurent la création de Jeux olympiques d’hiver, les Jeux Paralympiques, les Jeux olympiques de la jeunesse. Le CIO a aussi dû adapter les Jeux aux changements économiques, politiques et technologiques du xxe siècle. Par conséquent, les Jeux Olympiques sont passés de l’amateurisme pur, comme l’avait envisagé Pierre de Coubertin, à laisser des professionnels participer à la compétition. L’importante croissance des médias de masse engendra le problème du financement et de la commercialisation des Jeux.
Actuellement, les mouvements olympiques comprennent les fédérations sportives internationales, les comités nationaux olympiques et l’organisation de comités pour chaque Jeux olympiques. La ville hôte est chargée d’organiser et de trouver des fonds pour les Jeux olympiques de manière à ce qu’ils soient en accord avec la Charte olympique. Le CIO décide aussi des sports présents ou non à chaque Jeux olympiques. La célébration des Jeux inclut de nombreux rituels et de symboles comme le drapeau olympique et la flamme olympique, ainsi que les cérémonies d’ouverture et de clôture. Plus de 13 000 athlètes concourent pendant les Jeux olympiques d’été et d’hiver, dans 33 sports différents et près de 400 compétitions. Les trois meilleurs athlètes de chaque compétition reçoivent une médaille d’or (1re place), d’argent (2e place) et de bronze (3e place) . Les Jeux olympiques sont devenus si importants que presque chaque nation est représentée. Une telle ampleur a généré de nombreux défis comme le boycott, le dopage, la corruption (Salt Lake City) et le terrorisme. Tous les deux ans, les Jeux et leur exposition médiatique permettent à des athlètes d’acquérir une notoriété nationale voire mondiale dans certains cas. Les Jeux sont aussi une excellente occasion pour la ville hôte et le pays d’accueil d’assurer leur promotion sur la scène internationale.
Jeux olympiques antiques
De nombreuses légendes entourent l’origine des Jeux olympiques antiques. L’un raconte qu’Héraclès construisit le stade olympique ainsi que les bâtiments alentours en l’honneur de son père Zeus, après avoir accompli ses douze travaux. Il aurait également défini la longueur du stade olympique en l’arpentant avec la longueur de son pied en avançant de 600 pas.
Les premiers Jeux olympiques sont réputés pour avoir pris place en 776 av. J.-C. sur l’initiative d’Iphitos, roi d’Élide. Cette année marque le début du calendrier olympique, selon lequel les années sont regroupées en olympiades. C’est également l’an 1 du calendrier grec adopté en 260 av. J.-C. Toutefois, il est probable que les Jeux aient été encore plus anciens, compte tenu de l’abondance des offrandes de l’époque géométrique retrouvées à Olympie. Dès lors, les Jeux gagnèrent en importance dans toute la Grèce antique, mais il existe près de 300 réunions sportives du même type, les agônes. On passe à plus 500 sous l’Empire romain. Les Jeux olympiques forment, avec les Jeux pythiques, les Jeux néméens, et les Jeux isthmiques, le periodokines, le « Grand Chelem » du sport grec.
Le programme des compétitions comprend des épreuves hippiques (chars à deux ou quatre chevaux) et des épreuves athlétiques dites de gymnastique (course à pied sur plusieurs distances, lancer du disque, saut en longueur, lancer du javelot, pentathlon1, lutte, pugilat et pancrace). Disque, longueur et javelot ne donnent pas de titre olympique mais font partie des cinq épreuves du pentathlon avec la course du stade et la lutte2.
Coroebos3 ouvre le palmarès olympique officiel en remportant la course pédestre du stade en 776 av. J.-C. Parmi les autres principaux athlètes grecs des Jeux antiques, citons notamment Milon de Crotone (lutte, vie siècle av. J.-C.), Diagoras de Rhodes (boxe, ve siècle av. J.-C.), Polydamas de Skotoussa (pancrace, vie siècle av. J.-C.), Léonidas de Rhodes (course, iie siècle av. J.-C.) et Mélancomas de Carie (boxe, ier siècle).
À partir de la septième olympiade (752 av. J.-C.), le champion olympique reçoit une couronne d’olivier sauvage, un ruban de laine rouge, la tænia, et une branche de palmier. Le Messénien Daikles est le premier champion olympique honoré ainsi.
Réservés d’abord aux seuls citoyens grecs masculins et riches, les Jeux génèrent une trêve olympique. Cette dernière n’arrête pas les conflits, mais autorise les athlètes et spectateurs à traverser librement des zones de guerre sans être inquiétés4. La portée d’un titre olympique est considérable. Les champions sont d’authentiques héros populaires et sont couverts de cadeaux et d’honneurs à leur retour dans leur cité. Ils sont de plus pleinement professionnels5 depuis le ve siècle av. J.-C. et peuvent changer de cité dont ils défendent les couleurs. Ces véritables transferts provoquent souvent des troubles, parfois importants, dans la cité « trahie ». On peut ainsi citer le cas de Astylos de Crotone (6 titres olympiques), qui passe de Crotone à Syracuse en 484 av. J.-C. provoquant de graves troubles à Crotone.

Discobole Lancellotti, copie romaine, vers 120 ap. J.-C., palais Massimo alle Terme.
Un serment olympique en quatorze points6 régit l’organisation des Jeux depuis 338 av. J.-C. Le 10e point concerne les cas de tricheries qui sont nombreux et durement sanctionnés.
I. Être sujet hellène libre, ni esclave, ni métèque.
II. N’être ni repris de justice, ni d’une moralité douteuse.
III. S’inscrire à l’avance au stage d’un mois du gymnase d’Ellis.
IV. Tout retardataire sera hors concours.
V. Interdiction aux femmes mariées d’assister aux jeux ou de se montrer dans l’Altis sous peine d’être précipitées du rocher du Typaion.
VI. Pendant les exercices, les maîtres (entraîneurs) des athlètes devront être parqués et nus.
VII. Défense de tuer son adversaire ou de chercher à le tuer.
VIII. Défense de le pousser hors des limites.
IX. Défense de l’intimider.
X. Toute corruption d’arbitre ou d’adversaire sera punie du fouet.
XI. Tout concurrent contre lequel ne se présentera pas l’adversaire désigné sera déclaré vainqueur.
XII. Défense aux concurrents de manifester contre le public ou contre les juges.
XIII. Tout concurrent mécontent d’une décision peut en appeler au Sénat contre les arbitres : ceux-ci seront punis ou leur décision annulée si elle est jugée erronée.
XIV. Sera hors concours tout membre du Collège des Juges.
Suite à l’invasion romaine, les Jeux s’ouvrent aux non-Grecs. Le prestige des Jeux est tel que plusieurs empereurs y prennent part. Sur les conseils de l’évêque de Milan (Ambroise), l’empereur Théodose Ier interdit les Jeux en 393-394 en raison de leur caractère païen.
Rénovation des Jeux
Les jeux olympiques connaissent quelques timides tentatives de rénovation entre la fin du xviiie siècle, époque à laquelle on découvre les ruines des sites d’Olympie, et la fin du xixe siècle. Citons ainsi l’Olympiade de la République qui se tient à Paris en 1796, 1797 et 1798. Esprit-Paul De Laffont-Poulotti réclame même le rétablissement des Jeux olympiques. Il va jusqu’à présenter un projet à la municipalité parisienne, qui rejette l’idée. Le CIO honora la mémoire de ce visionnaire en 1924. Parmi les autres tentatives, citons les Jeux du Rondeau en Dauphiné à partir de 1832, les Jeux scandinaves (en 1834 et 1836), les festivals olympiques britanniques (depuis 1849) comme les Jeux de Much Wenlock, les Jeux athlétiques disputés à Montréal (Canada) en 1843 et qui sont rebaptisés jeux olympiques pour les éditions 1844 et 1845 et les jeux olympiques de Zappas à Athènes en 1859 et 1870. L’Allemagne tient également un rôle important dans cette rénovation en étant déterminante en matière d’archéologie sur le site d’Olympie et en devenant, très tôt, favorable à la rénovation.
Il faut préciser que la rénovation des Jeux olympiques n’est pas seulement inspirée par les Jeux antiques. L’actualité de cette fin de xixe siècle influence nettement l’esprit de ceux qui vont initier le nouveau mouvement olympique. De même, l’inspiration puise également ses sources dans des pratiques profondément ancrées dans la culture européenne comme celle des joutes chevaleresques médiévales, dont on retrouve l’idée de franc jeu / fair play7.
La fédération omnisports française de PD USFSA fête son cinquième anniversaire le 25 novembre 1892 dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne à Paris. À cette occasion, Pierre de Coubertin appelle à la rénovation des Jeux olympiques.
Deux ans plus tard, du 16 au 23 juin 1894, se tient également à la Sorbonne le « Congrès pour le rétablissement des jeux olympiques ». Devant l’absence de réactions à son appel deux ans plus tôt, Pierre de Coubertin parvient à convaincre les représentants britanniques et américains, mais aussi d’autres nations, notamment la Jamaïque, la Nouvelle-Zélande ou la Suède. Plus de 2 000 personnes représentant douze nations assistent finalement au congrès, qui vote à l’unanimité la rénovation des Jeux olympiques. L’autre décision importante prise à l’occasion de ce Congrès est la condamnation des règlements sportifs de certaines fédérations (britanniques notamment) excluant les ouvriers et les artisans au nom d’un élitisme social qui allait à l’encontre des idéaux égalitaires français.
Jeux olympiques modernes
À l’origine, les Jeux sont exclusivement estivaux. Le patinage artistique et le hockey sur glace font ainsi des apparitions au programme olympique avant même la création de Jeux d’hiver, en 1924.
Après le succès initial des épreuves à Athènes en 1896, les olympiades de Paris en 1900 (qui virent pour la première fois des femmes participer aux épreuves) et de Saint Louis en 1904 sont noyées dans les programmes des expositions universelles. Les jeux intercalaires de 1906 à Athènes, non reconnus par le CIO, marquèrent un regain d’intérêt du public et des athlètes, avec une participation très internationale alors que 80 % des sportifs ayant pris part aux jeux de Saint Louis étaient américains. Les nations européennes avaient en effet renoncé à faire le long et coûteux déplacement outre-Atlantique.
De 241 athlètes de 14 nations en 1896, les Jeux passent à 10 500 sportifs représentant 200 délégations lors des derniers jeux olympiques d’été. C’est désormais l’un des événements les plus médiatisés. Les jeux de Sydney en 2000 réunissent ainsi plus de 16 000 journalistes et diffuseurs. La dimension de l’épreuve est telle que cela pose des problèmes aux villes hôtes, que le sponsoring ne couvre que partiellement. Les villes hôtes profitent en effet des Jeux pour s’équiper en transports en commun et autres équipements sportifs, notamment. À titre d’exemple, le budget estimé des Jeux de Londres en 2012 est de 9 milliards de livres sterling.

Localisation des éditions des Jeux olympiques modernes
  Jeux olympiques d’été Jeux olympiques d’hiver
Année Olympiade Ville hôte Pays No Ville hôte Pays
1896 I Athènes (1) Grèce (1)
1900 II Paris (1) France (1)
1904 III Saint-Louis (1) États-Unis (1)
1906 Intercalés Athènes Grèce
1908 IV Londres (1) Royaume-Uni (1)
1912 V Stockholm (1) Suède (1)
1916 VI Berlin (annulés) Allemagne (annulés)
1920 VII Anvers (1) Belgique (1)
1924 VIII Paris (2) France (2) 1 Chamonix (1) France (1)
1928 IX Amsterdam (1) Pays-Bas (1) 2 Saint-Moritz (1) Suisse (1)
1932 X Los Angeles (1) États-Unis (2) 3 Lake Placid (1) États-Unis (1)
1936 XI Berlin (1) Allemagne (1) 4 Garmisch-Partenkirchen (1) Allemagne (1)
1940 XII Tōkyō (annulés) Japon (annulés) (5) Sapporo (annulés) Japon (annulés)
1940 XII Helsinki (annulés) Finlande (annulés) (5) Garmisch-Partenkirchen (annulés) (annulés)
1944 XIII Londres (annulés) Royaume-Uni (annulés) (5) Cortina d’Ampezzo (annulés) Italie (annulés)
1948 XIV Londres (2) Royaume-Uni (2) 5 Saint-Moritz (2) Suisse (2)
1952 XV Helsinki (1) Finlande (1) 6 Oslo (1) Norvège (1)
1956 XVI Melbourne (1) Australie (1) 7 Cortina d’Ampezzo (1) Italie (1)
1960 XVII Rome (1) Italie (1) 8 Squaw Valley (1) États-Unis (2)
1964 XVIII Tōkyō (1) Japon (1) 9 Innsbruck (1) Autriche (1)
1968 XIX Mexico (1) Mexique (1) 10 Grenoble (1) France (2)
1972 XX Munich (1) Allemagne de l’Ouest (2) 11 Sapporo (1) Japon (1)
1976 XXI Montréal (1) Canada (1) 12 Innsbruck (2) Autriche (2)
1980 XXII Moscou (1) Union soviétique (1) 13 Lake Placid (2) États-Unis (3)
1984 XXIII Los Angeles (2) États-Unis (3) 14 Sarajevo (1) RFS de Yougoslavie (1)
1988 XXIV Séoul (1) Corée du Sud (1) 15 Calgary (1) Canada (1)
1992 XXV Barcelone (1) Espagne (1) 16 Albertville (1) France (3)
1994 17 Lillehammer (1) Norvège (2)
1996 XXVI Atlanta (1) États-Unis (4)
1998 18 Nagano (1) Japon (2)
2000 XXVII Sydney (1) Australie (2)
2002 19 Salt Lake City (1) États-Unis (4)
2004 XXVIII Athènes (2) Grèce (2)
2006 20 Turin (1) Italie (2)
2008 XXIX Pékin (1) Chine (1)
2010 21 Vancouver (1) Canada (2)
2012 XXX Londres (3) Royaume-Uni (3)
2014 22 Sotchi (1) Russie (1)
2016 XXXI Rio de Janeiro (1) Brésil (1)
2018 23 Pyeongchang (1) Corée du Sud (1)
2020 XXXII
2022 24

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