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Championnat du monde de Formule 1 2006
Championnat du monde de Formule 1 2006

 champion pilote Fernando Alonso

La saison 2006 de Formule 1 a compté 18 Grands Prix au lieu de 19 après l’annulation du Grand Prix de Belgique, qui devait se dérouler en septembre sur le circuit de Spa-Francorchamps.
Pilotes[modifier]
Débuts en tant que pilote-titulaire :
Nico Rosberg chez Williams.
Scott Speed chez Toro Rosso.
Yuji Ide chez Super Aguri.
Robert Kubica chez BMW Sauber à partir du Grand Prix d’Hongrie.
Franck Montagny chez Super Aguri F1 à partir du Grand Prix d’Europe jusqu’au Grand Prix de France.
Sakon Yamamoto chez Super Aguri à partir du Grand Prix d’Allemagne.
Transferts :
Rubens Barrichello quitte Ferrari pour Honda.
Felipe Massa quitte Sauber pour Ferrari.
Nick Heidfeld quitte Williams pour BMW Sauber.
Vitantonio Liuzzi quitte Red Bull pour Toro Rosso.
Christijan Albers quitte Scuderia Minardi pour Midland.
Takuma Satō quitte Honda pour Super Aguri.
Robert Doornbos quitte Scuderia Toro Rosso pour devenir pilote de réserve de Red Bull.
Alexander Wurz quitte McLaren Mercedes pour devenir le troisième pilote de Williams.
Narain Karthikeyan quitte Jordan Grand Prix pour devenir le pilote de réserve de Williams.
Retours en cours de saison :
Pedro de la Rosa (64 GP et 10 points entre 1999 et 2005) titulaire chez McLaren Mercedes à partir du Grand Prix de France pour prendre la place de Juan Pablo Montoya parti en NASCAR.
Robert Doornbos (8 GP en 2005) titulaire chez Red Bull à partir du Grand Prix de Chine suite au limogeage de Christian Klien.
Écuries[modifier]
Sauber devient BMW Sauber.
Jordan devient Midland.
Minardi devient Toro Rosso.
BAR-Honda devient Honda Racing F1 Team.
L’ancien pilote japonais Aguri Suzuki crée l’écurie Super Aguri.
Fournitures de moteurs Cosworth pour les écuries Toro Rosso et Williams.
Fournitures de moteurs Honda pour l’écurie Super Aguri.
Fournitures de moteurs Ferrari pour l’écurie Red Bull.
Fournitures de moteurs Toyota pour l’écurie Midland.
Règlements sportif et technique : les nouveautés[modifier]

Article détaillé : Réglementation de la Formule 1 2006.
Essais qualificatifs selon le système « Super-pole ». Les monoplaces prennent la piste à leur convenance et ont un quart d’heure pour établir un temps. À l’issue de cette session, les six monoplaces les plus lentes quittent la séance et occuperont les six dernières places sur la grille de départ. Une deuxième session sur le même principe est organisée avec les monoplaces restantes pour déterminer l’ordre de départ de la 11e à la 16e place. Puis une troisième session de 20 minutes permet de départager les 10 monoplaces restantes.
Durant les 40 premières minutes des essais qualificatifs, il est possible de changer les pneumatiques et de modifier la quantité d’essence embarquée.
À l’issue de la séance de qualification, les monoplaces sont placées en parc fermé jusqu’au dimanche pour la mise en grille.
Chaque pilote peut utiliser 7 trains de pneus « sec » par week-end de Grand Prix.
Il est à nouveau possible (contrairement à 2005) de procéder à des changements de pneumatiques durant la course.
Moteur atmosphérique 4 temps de 8 cylindres maximum et de 2 400 cm³ de cylindrée.
Dérogation possible pour l’emploi d’un V10 2005 avec disposition de bridage du régime maxi.
Réglementation de la Formule 1 2006
Les principales modifications de la réglementation de la Formule 1 en 2006 portent sur :
Le déroulement des essais qualificatifs ;
La motorisation des monoplaces.
Nouveautés du réglement sportif[modifier]

Essais qualificatifs selon le système « Super-pole ». Les monoplaces prennent la piste à leur convenance et ont un quart d’heure pour établir un temps. À l’issue de cette session, les six monoplaces les plus lentes quittent la séance et occuperont les six dernières places sur la grille de départ. Une deuxième session, sur le même principe, est organisée avec les monoplaces restantes pour déterminer l’ordre de départ de la 11e à la 16e place. Puis une troisième session de 20 minutes permet de départager les dix monoplaces restantes.
Durant les 40 premières minutes des essais qualificatifs, il est possible de changer les pneumatiques et de modifier la quantité d’essence embarquée.
À l’issue de la séance de qualification, les monoplaces sont placées en parc fermé jusqu’au dimanche pour la mise en grille.
Chaque pilote peut utiliser sept trains de pneus « sec » par week-end de GP.
Il est à nouveau possible (contrairement à 2005) de procéder à des changements de pneumatiques en course.
Nouveautés du réglement technique[modifier]

Moteur atmosphérique 4 temps de 8 cylindres maximum et de 2 400 cm³ de cylindrée.
Dérogation possible pour l’emploi d’un V10 2005 avec disposition de bridage du régime maxi.
Déroulement de la saison et Faits marquants du championnat[modifier]

Grand Prix de Bahreïn[modifier]
Article détaillé : Grand Prix automobile de Bahreïn 2006.

Le podium du Grand Prix de Bahreïn.
Pour l’ouverture de la saison, à Bahreïn, après une saison 2005 décevante, le septuple champion du monde Michael Schumacher (Ferrari) se rappelle au bon souvenir de ses adversaires, en réalisant en 1 min 31s 431, le meilleur temps des essais qualificatifs, égalant par la même occasion le dernier record qui lui manquait, celui du nombre de pole positions (65) détenu par Ayrton Senna. Parti en pole, il mène les deux tiers de la course, avant d’être dépassé lors du second ravitaillement par le champion du monde en titre, Fernando Alonso (Renault) qui sort des stands juste devant la Ferrari du pilote allemand pour aller conquérir la neuvième victoire de sa carrière. Kimi Räikkönen (McLaren-Mercedes), parti de la dernière place après avoir connu des ennuis lors de la séance qualificative, s’octroit la 3e place après une remontée fantastique, aidée par une stratégie à un seul arrêt, qui lui permet de se retrouver dans le peloton de tête après la seconde vague de ravitaillements. En réalisant un chrono de 1min 32s 408 au 42e tour, le jeune Nico Rosberg (Williams), dont c’est la première course de Formule 1, s’approprie le meilleur tour en course.
Grand Prix de Malaisie[modifier]
Article détaillé : Grand Prix automobile de Malaisie 2006.
Pour la seconde course de la saison, en Malaisie, Giancarlo Fisichella (Renault) décroche la pole position devant Jenson Button (Honda) et le débutant Nico Rosberg. La course est relativement limpide et remportée par Fisichella qui l’a contrôlée de bout en bout, ne cédant le commandement que l’espace de quelques tours lors des arrêts aux stands. Fernando Alonso auteur d’un départ époustouflant qui lui a permis laissant sur place les McLaren et les Williams, de passer de la 7e à la 3e place au premier virage se classe second de l’épreuve devant Jenson Button. Le début du championnat 2006 ressemble à celui de 2005, ce qui n’était pas forcément prévisible après les nombreux changements intervenus à l’intersaison. L’an dernier, Fisichella et Alonso s’étaient déjà partagés les deux premiers Grands Prix de la saison. Une nouveauté toutefois, Renault signe son premier doublé depuis 1982.
Grand Prix d’Australie[modifier]
Article détaillé : Grand Prix automobile d’Australie 2006.
Le troisième Grand Prix, en Australie voit Fernando Alonso décrocher sa 10e victoire. Il réussit rapidement à se défaire de Jenson Button (Honda) parti en pole position (et qui espèrait bien obtenir enfin sa première victoire pour son 103e départ) et à conserver la tête jusqu’à l’arrivée, malgré les cinq interventions de la voiture de sécurité dues aux nombreuses sorties de route qui lui faisaient perdre chaque fois l’avantage qu’il avait acquis. Kimi Räikkönen (McLaren-Mercedes) termine 2e devant Ralf Schumacher (Toyota) (3e), qui permet à son écurie de marquer ses premiers points de la saison. Räikkönen réalise, en 1min 26s 045 le record du tour au 57e et avant-dernier tour de l’épreuve. Button, qui a rétrogradé d’une place après chaque redémarrage, abandonne la cinquième place à quelques mètres de la ligne à la seconde Renault de Giancarlo Fisichella, parti en dernière position après un problème sur la grille au moment du départ, en raison de la casse de son moteur, qui ne lui permet même pas de franchir la ligne d’arrivée.
Grand Prix de Saint Marin[modifier]
Article détaillé : Grand Prix automobile de Saint-Marin 2006.
À Imola, sur le Circuit Dino et Enzo Ferrari, pour la quatrième course de la saison, la Scuderia Ferrari démontre qu’il faut encore compter avec elle. Parti de la pole position, et en tête dès le début de la course, Michael Schumacher (Ferrari) contrôle la course de bout en bout, ne cédant le commandement de l’épreuve que pendant ses ravitaillements (du 21e au 25e tours) à Fernando Alonso puis aux 43e et 44e tours à Juan Pablo Montoya (McLaren-Mercedes) et le reprenant aussitôt après pour ne plus le quitter jusqu’au drapeau à damiers. Il remporte ainsi la 85e victoire de sa carrière, devant Alonso et Montoya. En 1min 24s 569, Alonso, réalise au 23e tour le record du tour.
Grand Prix d’Europe[modifier]
Article détaillé : Grand Prix automobile d’Europe 2006.
Pour le cinquième Grand Prix, sur le Nürburgring dans le massif de l’Eifel, région natale du septuple champion du monde Michael Schumacher, celui-ci obtient sa deuxième victoire consécutive et la sixième au Nürburgring, au terme d’une course tactique où le génie de Ross Brawn a encore fait merveille. Parti de la pole position, Fernando Alonso (Renault) vire en tête au premier virage et conserve sa position pendant les deux tiers de l’épreuve. Deuxième dans le sillage du champion du monde, Michael Schumacher fait la différence en trois tours, juste avant son second ravitaillement repoussé pour lui permettre d’aligner quelques tours rapides qui feront la différence. Alonso termine une nouvelle fois 2e, sa plus mauvaise place depuis le début de la saison, devant le jeune brésilien Felipe Massa (Ferrari) qui monte sur le podium pour la première fois de sa carrière. Le meilleur tour en course est revient à Michael Schumacher, qui a réalisé au 39e tour le temps de 1min 32s 099.
Grand Prix d’Espagne[modifier]
Article détaillé : Grand Prix automobile d’Espagne 2006.

Les Renault trustent la première ligne au départ du Grand Prix d’Espagne à Barcelone.
Fernando Alonso avait annoncé en début de saison que l’un de ses objectifs principaux cette saison, outre de tenter de conserver son titre de champion du monde, était de s’imposer pour la première fois à domicile, dans son Grand Prix national, le Grand Prix d’Espagne. Contrat rempli pour le jeune espagnol, lors de cette sixième épreuve de la saison, disputée le 14 mai, sur le circuit de Catalogne à Montmeló, près de Barcelone qui obtient la pole position devant son coéquipier Giancarlo Fisichella et les deux Ferrari de Michael Schumacher et Felipe Massa. Les deux McLaren-Mercedes se qualifient assez loin : Kimi Räikkönen à la neuvième place et Juan Pablo Montoya à la douzième, confirmant que le départ d’Adrian Newey, le concepteur de la voiture, est très préjudiciable à l’équipe, quoiqu’en dise Ron Dennis. Alonso prend un excellent départ, creusant très vite un écart décisif sur ses poursuivants. Il peut ainsi gérer tranquillement ses arrêts aux stands, ne laissant la tête de la course que pendant quelques tours, en attendant que ses adversaires ravitaillent à leur tour. L’équipe Renault modifie sa stratégie en cours d’épreuve, passant de trois à deux arrêts pour s’adapter aux conditions de course et permettre à leur pilote de remporter cette victoire. Fisichella abandonne la seconde place à Schumacher à l’occasion des ravitaillements mais termine néanmoins sur le podium. Fernando Alonso aurait pu réaliser son premier « hat-trick » si Felipe Massa (4e) ne l’avait dépossédé du record du tour en réalisant 1min 16s 648 au 42e passage.
Grand Prix de Monaco[modifier]
Article détaillé : Grand Prix automobile de Monaco 2006.

Michael Schumacher au volant de la Ferrari 248 F1 lors du Grand Prix de Monaco 2006.
Parti en pole position après le déclassement de Michael Schumacher (Ferrari), rétrogradé au dernier rang sur la grille pour avoir arrêté sa voiture au milieu de la piste à la fin des qualifications, Fernando Alonso (Renault) s’impose pour la première fois dans le prestigieux Grand Prix de Monaco, septième épreuve de la saison, augmentant par la même occasion son avance en tête du Championnat du monde. Jusqu’à l’intervention de la voiture de sécurité au 48e tour, après l’explosion du moteur de Mark Webber (Williams) jusque là solidement installé à la troisième place, Alonso a eu fort à faire avec Kimi Räikkönen (McLaren-Mercedes), qui s’est emparé de la seconde place dès le 2e tour et n’a plus laché le train du pilote espagnol obligé d’économiser ses pneumatiques par « un problème de survirage et de motricité » sur son deuxième train de pneus. La course semble s’être jouée à ce moment, lorsque Alonso et Räikkönen plongent au même moment dans les stands, le premier repartant en tête. La fin de course est facilitée pour le champion du monde par l’abandon de son rival finlandais trois tours plus tard après l’explosion de son moteur Mercedes. Juan Pablo Montoya (McLaren-Mercedes) et David Coulthard (Red Bull), tous deux anciens vainqueurs de l’épreuve monégasque, héritent des 2e et 3e places. Parti des stands avec beaucoup d’essence pour ne faire qu’un arrêt après la sanction imposée par la FIA, Michael Schumacher, aidé par les abandons de Webber, Räikkönen et Jarno Trulli (Toyota) un temps 3e, termine finalement cinquième avec une fin de course déchaînée, qui l’a vu battre à plusieurs reprises le meilleur tour en course, qui lui revient avec un chrono de 1min 15s 143 au 74e tour. Au championnat, l’Allemand compte désormais 21 points de retard sur l’Espagnol.
Grand-Prix de Grande-Bretagne[modifier]
Article détaillé : Grand Prix automobile de Grande-Bretagne 2006.

Kimi Räikkönen au Grand Prix de Grande-Bretagne 2006.
Lors de la huitième épreuve de la saison, pour le Grand Prix de Grande-Bretagne, sur le très rapide circuit de Silverstone, le champion du monde Fernando Alonso (Renault) se montre une nouvelle fois irrésistible en qualifications, obtenant à plus de 220 km/h de moyenne sa quatrième pole position consécutive, faisant ainsi oublier la polémique suscitée par la manœuvre litigieuse de Michael Schumacher à Monaco. Il devance Kimi Räikkönen (McLaren-Mercedes), avide de revanche après ses déboires en Principauté, qui s’élancera à ses côtés sur la première ligne. La deuxième ligne est entièrement rouge avec Michael Schumacher devant Felipe Massa prêts à saisir la moindre occasion pour redorer le blason de la Scuderia quelque peu écorné après l’épisode monégasque. Fernando Alonso prend un excellent départ conservant sans problème sa première position. Il commence à creuser un petit écart sur ses poursuivants lorsque l’intervention de la voiture de sécurité à la suite de l’accrochage entre Mark Webber (Williams), Ralf Schumacher (Toyota) et Scott Speed (Toro Rosso) provoque un regroupement. Ce n’est que partie remise, car aussitôt après le départ lancé, il grignote tour après tour une avance suffisante pour effectuer ses ravitaillements sans perdre la tête de la course. Dominateur de bout en bout, et ayant adopté la bonne stratégie (il s’est arrêté après ses adversaires), Fernando Alonso remporte sa troisième victoire d’affilée (la cinquième de la saison) devant Michael Schumacher qui a subtilisé la seconde place à Kimi Räikkönen lors du deuxième ravitaillement. En réalisant un temps de 1min 21s 599 au 21e tour, Alonso s’approprie le meilleur tour en course, réalisant ainsi le premier hat-trick de sa carrière.
Grand-Prix du Canada[modifier]
Article détaillé : Grand Prix automobile du Canada 2006.

Sixième victoire, cette saison, pour Fernando Alonso.
Pour la neuvième course de la saison, au Canada, sur le Circuit Gilles-Villeneuve de Montréal, la première ligne de la grille de départ est entièrement aux couleurs de l’écurie championne du monde, Fernando Alonso (Renault) devançant son coéquipier Giancarlo Fisichella et obtenant sa cinquième pole position consécutive. Michael Schumacher (5e) ne s’élance que de la troisième ligne aux côtés de Nico Rosberg (Williams) (6e), tous deux devancés par Kimi Räikkönen (McLaren-Mercedes) et Jarno Trulli (Toyota). Alonso vire en tête au premier virage, tandis que son coéquipier se fait surprendre par Räikkönen après avoir dû freiner à cause d’un départ légèrement anticipé (il sera sanctionné d’un « drive through »). Si le départ se déroule sans encombre pour les cinq premiers, il n’en va pas de même derrière, Juan Pablo Montoya (McLaren-Mercedes) s’étant accroché avec Rosberg en voulant le dépasser, envoyant la Williams du jeune Allemand qui tentait de résister à la manœuvre téméraire du Colombien dans le mur et provoquant une première intervention de la voiture de sécurité. Après le redémarrage, en tête de la course, Alonso et Räikkönen creusent un écart impressionnant sur leurs poursuivants, en se battant à coup de dixièmes de seconde, et en roulant 2s plus vite au tour que tous les autres. Alonso s’arrête le premier pour ravitailler, laissant la tête de la course à son adversaire finlandais, qui ravitaille un tour plus tard et embarque plus d’essence, mais surtout perd un temps précieux à cause d’un écrou récalcitrant qui empêche de changer sa roue arrière-droite. Il reprend la piste en seconde position mais désormais trois secondes derrière le champion du monde, qui en profite pour enfoncer le clou et lui reprendre 5 secondes. Lors de la deuxième vague de ravitaillements, Räikkönen connaît encore des ennuis, calant même son moteur, et on s’achemine vers une fin de course tranquille pour Alonso – qui compte alors plus de 25s d’avance sur Räikkönen, qui a Schumacher dans son aileron, lorsque la brutale sortie de route de Jacques Villeneuve (BMW Sauber) entraîne au 59e tour une nouvelle intervention de la voiture de sécurité, réduisant tous les écarts à néant. Lorsque elle quitte la piste quatre tours plus tard, Alonso produit l’effort nécessaire pour conserver sa position et s’acheminer vers sa sixième victoire de la saison, la quatrième consécutive. Dans le dernier tour, Michael Schumacher s’empare de le seconde place au détriment de Kimi Räikkönen qui se fait surprendre après être sorti trop large dans l’un des derniers virages. Il peut se consoler en ayant réalisé en 1min 15s 841 au 22e tour le meilleur tour en course lors de son duel avec Alonso.
Grand-Prix des États-Unis[modifier]
Article détaillé : Grand Prix automobile des États-Unis 2006.

Michael Schumacher se relance au championnat suite à cette victoire américaine.
Sept jours après le Grand Prix du Canada, la dixième épreuve de la saison se déroule sur le circuit d’Indianapolis, où la Formule 1 doit faire oublier le simulacre de course de l’année précédente pour se réconcilier avec le public américain. Michael Schumacher obtient la 67e pole position de sa carrière et l’équipe italienne réalise un carton plein puisque son coéquipier Felipe Massa prend la deuxième place de la grille, devant Giancarlo Fisichella rassuré après le renouvellement de son contrat pour 2007, et Rubens Barrichello (Honda). Le leader du championnat, Fernando Alonso se contente de la 5e place, tandis que Kimi Räikkönen (McLaren-Mercedes), qui a raté sa qualification, n’est que 9e. Dès le départ, donné devant une faible assistance Alonso se porte à hauteur de Schumacher qui se fait dépasser par son coéquipier Felipe Massa. Si les premiers se sont élancés sans encombre, il n’en va pas de même derrière, puisqu’un gigantesque carambolage implique neuf voitures (provoquant l’abandon de sept d’entre elles) au premier virage. Kimi Räikkönen, Juan Pablo Montoya, Nick Heidfeld, Mark Webber, Scott Speed, Christian Klien et Franck Montagny sont éliminés après quelques centaines de mètres. Massa continue de mener jusqu’à son premier ravitaillement au 29e tour, et perd la tête de la course après le ravitaillement de Michael Schumacher qui ressort des stands devant lui. La fin de course est insipide, aucune voiture n’étant en mesure de contester la supériorité sur ce circuit des Ferrari qui réalisent leur premier doublé de la saison, Schumacher obtenant la 87e victoire de sa carrière, la quatrième consécutive ici. Giancarlo Fisichella complète le podium devant Jarno Trulli (Toyota) qui était parti des stands ce qui lui évita de se trouver mêlé au carambolage de début de course. Une stratégie à un seul arrêt lui a permis de finir devant Fernando Alonso (5e). En réalisant 1min 12s 719 au 56e tour, Michael Schumacher s’empare du meilleur tour en course, réalisant par la même occasion le 21e hat-trick de sa carrière.
Grand Prix de France[modifier]
Article détaillé : Grand Prix automobile de France 2006.

Deuxième victoire consécutive pour Michael Schumacher.
À Magny-Cours, où le Grand Prix de France se déroule au milieu des flonflons célébrant le centenaire du premier Grand Prix automobile de l’histoire, la Scuderia Ferrari monopolise une nouvelle fois (pour le second Grand Prix consécutif et la troisième fois de la saison) la première ligne de la grille de départ. Michael Schumacher obtient pour 17 millièmes de seconde la soixante-huitième pole position de sa carrière et s’élance en tête devant son coéquipier Felipe Massa et le champion du monde Fernando Alonso. Le départ est donné sans Juan Pablo Montoya, remplacé chez McLaren-Mercedes par le pilote essayeur Pedro de la Rosa après l’annonce de sa reconversion en 2007 dans le championnat NASCAR. Massa réussit à conserver de justesse sa seconde place convoitée par Alonso et, protégé par son équipier, Schumacher se constitue au fil des tours une avance suffisante pour gèrer ses ravitaillements et se permettre d’en faire un de plus qu’Alonso, qui change de stratégie en cours de course pour s’emparer de la seconde place de Massa. On retrouve donc sur le podium, au terme d’une course peu palpitante, les trois pilotes en tête sur la grille de départ, Schumacher signant la 88e victoire de sa carrière et la huitième à Magny-Cours et, avec le meilleur tour en course, réalisé en 1min 17s 111 au 46e tour, le 22e hat-trick de sa carrière.
Grand Prix d’Allemagne[modifier]
Article détaillé : Grand Prix automobile d’Allemagne 2006.

Fin de partie en F1 pour Jacques Villeneuve, qui quitte la F1 sur un accident.
Pour son Grand Prix national, douzième course de la saison sur le circuit d’Hockenheim, qui lui a jusqu’à présent moins bien réussi que d’autres puisqu’il n’y a remporté que trois victoires (1995, 2002 et 2004), Michael Schumacher et la Scuderia Ferrari se présentent en position de force après les deux victoires consécutives obtenues aux États-Unis et en France. Il s’en est fallu d’un rien qu’il réalise un troisième hat-trick consécutif, mais il s’est fait souffler la pole position pour 135 millièmes de seconde par le Kimi Räikkönen (McLaren-Mercedes). Il s’est néanmoins élancé de la première ligne pour la 112e fois de sa carrière, suivi par son coéquipier Felipe Massa et Jenson Button (Honda). Dès l’extinction des feux, Michael Schumacher colle à la roue de Räikkönen dont la McLaren semble retrouver des ailes (mais il est vraisemblable qu’elle est peu lestée en carburant) et n’a aucune difficulté à suivre le rythme élevé du pilote finlandais. Celui-ci lui cède le commandement dès le dixième tour, confirmant qu’il était parti avec peu d’essence, pour effectuer le premier de ses trois arrêts-ravitaillement, au cours desquels il perd une bonne dizaine de secondes à cause d’un problème lors du changement d’une roue. Un peu plus loin, les choses se déroulent moins aisément pour le leader du championnat, Fernando Alonso (Renault), qui comptait 17 points d’avance sur Schumacher avant la course. Il prend un bon départ de la quatrième ligne mais connaît par la suite des problèmes avec son pneu arrière gauche. Moins à l’aise qu’à l’habitude, sa voiture n’étant pas équipée des masses anti-vibratoires, il commet même une faute dans la seconde partie de la course, sortant de la piste et se retrouvant dans le bac à graviers avant de parvenir à redresser sa trajectoire. Pendant ce temps, Michael Schumacher et Felipe Massa effectuent un parcours sans souci en tête de la course. Seul Kimi Räikkönen parvient à les suivre à distance respectable. A quelques tours de la fin, Mark Webber, dont la Williams se montre pour une fois performante puisqu’il oscille entre la 3e et la 5e place, doit abandonner sur casse moteur, permettant à Alonso de gagner une place. Schumacher remporte donc devant son public sa 89e victoire et ramène l’écart qui le sépare d’Alonso à 11 points, à six courses de la fin du championnat. Felipe Massa qui au fil des courses confirme les espoirs placés en lui par Jean Todt et Kimi Räikkönen (3e) complétent le podium. Le meilleur tour en course a été réalisé par Schumacher au 17e tour, en 1min 16s 357 à la moyenne de 215,650 km/h.
Grand Prix de Hongrie[modifier]
Article détaillé : Grand Prix automobile de Hongrie 2006.

Robert Kubica.
La grille de départ de la treizième épreuve de la saison, le Grand Prix de Hongrie, sur le Hungaroring, près de Budapest, présente un aspect inhabituel avec l’absence aux avant-postes des deux leaders du championnat. La raison de cette double absence n’a rien à voir avec les performances de leurs voitures respectives, mais est à rechercher dans les sanctions infligées, par les commissaires de course, aux deux prétendants au titre : 2s à ajouter à leur temps de qualification pour dépassement sous drapeaux jaunes et conduite dangereuse pour Fernando Alonso et dépassement sous drapeau rouge pour Michael Schumacher pendant les séances d’essais libres. Le leader du championnat est donc contraint de s’élancer de la quinzième place, et le septuple champion du monde de la douzième. Jenson Button (Honda) victime d’un incendie de sa monoplace au cours des essais libres doit quant à lui, malgré l’excellente 4e place réalisée en qualification s’élancer de la quatorzième place (rétrogradation de 10 places pour changement de moteur). Sur la 1re ligne, on trouve donc Kimi Räikkönen (McLaren-Mercedes) qui signe sa (10e pole position) avec à ses côtés Felipe Massa de plus en plus à l’aise aux avant-postes, devançant son compatriote Rubens Barrichello (Honda) et Pedro de la Rosa (McLaren-Mercedes). Il faut remarquer l’excellente performance du jeune pilote polonais de 21 ans Robert Kubica (BMW Sauber) – qui remplace l’ancien champion du monde Jacques Villeneuve (officiellement mal remis de son accident au Grand Prix d’Allemagne la semaine précédente, mais dont il se murmure qu’il pourrait ne pas terminer la saison) qualifié en 9e place. Kubica devient le premier pilote de son pays à courir en championnat du monde de Formule 1. Il terminera sa première course à une excellente 7e place mais perdra le bénéfice de ce résultat car le poids de sa voiture était inférieur au poids minimal autorisé.
Une invitée-surprise sur cette grille de départ est la pluie qui oblige la plupart des concurrents à partir en pneus pluie, voire pour les plus audacieux en pneus intermédiaires. Cette pluie va être la source d’une course sensationnelle, marquée par de nombreux rebondissements. Dès le départ sur une piste détrempée, Räikkönen s’élance parfaitement et conserve sans problème sa première position, mais derrière lui la bagarre fait rage à tous les niveaux de la grille. À la fin du premier tour, Michael Schumacher a déjà gagné cinq places et Fernando Alonso lui aussi auteur d’un départ fulgurant se retrouve quatrième après cinq tours, derrière son rival au championnat. La Renault de l’Espagnol est nettement plus rapide que la Ferrari et après quelques tentatives infructueuses, Alonso finit par dépasser son rival s’emparant ainsi de la 3e place et remontant à toute allure sur les deux Mc Laren, qui avaient creusé un petit écart en tête. Il rattrape rapidement Pedro de la Rosa qu’il dépasse sans trop de mal, et se retrouve quelques tours plus tard dans les échappements de Kimi Räikkönen, qu’il s’apprête à dépasser lorsque celui-ci lui laisse le commandement en s’arrêtant à son stand pour ravitailler. Le champion du monde creuse très vite un écart impressionnant, et se paye le luxe de prendre un tour à Michael Schumacher. Au 25e tour, lorsqu’un accrochage entre Kimi Räikkönen et Vitantonio Liuzzi (Toro Rosso) à qui il allait prendre un tour provoque l’intervention de la voiture de sécurité, Alonso qui possède à ce moment-là 45s d’avance, voit ses efforts anéantis. Il en profite pour ravitailler tout en conservant grâce à son avance la tête de la course. Lors du nouveau départ, Alonso, protégé par quelques retardataires intercalés entre lui et Jenson Button, maintenant 2e grâce à une stratégie décalée judicieuse, creuse à nouveau l’écart et semble s’envoler vers une nouvelle victoire. Lors de son second ravitaillement, au 50e tour, il laisse la 1re place à Button et chausse des pneus “sec”, jugeant la piste suffisamment asséchée. Mais une rupture de transmission provoque sa sortie de route et son premier abandon de la saison. Le risque est grand de voir Michael Schumacher réduire son écart au championnat à trois points mais le pilote allemand, qui avait réussi à s’emparer de la seconde place, a des pneus inadaptés et en très mauvais état. Il se fait d’abord doubler par Pedro de la Rosa qui était revenu sur lui en lui reprenant 4s au tour, puis par Nick Heidfeld (BMW Sauber) qui s’empare de la troisième place avant qu’à trois tours de la fin il ne rentre au stand pour abandonner. Il récupérera malgré tout un point en étant classé 8e après la disqualification de Kubica, qui avait terminé 7e. A sa 114e course, Jenson Button, l’éternel espoir anglais, voit enfin la victoire lui sourire. Pedro de la Rosa et Nick Heidfeld complètent ce podium inédit. Au championnat, plus de peur que de mal pour Alonso, qui conserve dix points d’avance à cinq courses de la fin, et pour Renault, qui ne perd que trois points. Massa, en réalisant un temps de 1min 24s 198 au 65e tour, s’approprie pour le seconde fois de sa carrière, le meilleur tour en course.
Grand Prix de Turquie[modifier]
Article détaillé : Grand Prix automobile de Turquie 2006.
Les deux pilotes Ferrari réalisent pour la quatrième fois de la saison le doublé lors de la séance de qualification du Grand Prix de Turquie, sur le circuit d’Istanbul. Cette fois, c’est le Brésilien Felipe Massa qui obtient le droit de s’élancer en tête pour la première fois de sa jeune carrière, en devançant son aîné, Michael Schumacher de près de 4/10 de secondes. La seconde ligne est occupée par les deux pilotes de l’écurie championne du monde, Renault, Fernando Alonso ayant une nouvelle fois dominé Giancarlo Fisichella. Ils sont suivis par Nick Heidfeld(BMW Sauber) et Jenson Button (Honda). Ralf Schumacher (Toyota), qui avait réussi le 5e temps doit reculer de dix places sur la grille pour avoir changé de moteur. Les McLaren sont une nouvelle fois à la peine, Kimi Räikkönen partant de la huitième place et Pedro de la Rosa de la onzième.
À l’extinction des feux, Alonso, auteur d’un nouveau départ canon, s’immisce entre les deux Ferrari. Au premier freinage, Schumacher intimide son adversaire, provoquant un écart du pilote espagnol qui a pour effet d’entraîner un tête-à-queue de son équipier Giancarlo Fisichella, relégué en fond du peloton. Fisichella, auteur par la suite d’une superbe remontée qui lui permet de terminer sixième, n’est pas la seule victime de la manœuvre : touché à l’arrière gauche par Scott Speed (Toro Rosso) en perdition, Räikkönen doit rentrer au stand pour réparer les dégâts. À peine reparti, il termine sa course dans les pneus de protection après un tout droit. Au dixième tour, Massa confortablement installé en tête et Schumacher comptent déjà 10 et 8 secondes d’avance sur Alonso mais la Toro Rosso de Vitantonio Liuzzi victime d’une panne de transmission, s’immobilise dans un virage entraînant l’entrée en piste de la voiture de sécurité au douzième tour. Les trois leaders se précipitent aux stands pour ravitailler et Schumacher doit patienter derrière son équipier et se fait subtiliser la seconde place par Alonso. La course se résume dès lors à un cavalier seul de Massa et au superbe duel que se livrent les deux leaders du championnat. Dans le second relais, des Bridgestone en difficulté et une incursion hors piste coûtent sept secondes à Schumacher qui regagne malgré tout le terrain perdu pour harceler Alonso dans les quinze derniers tours. Le champion du monde en titre défend magnifiquement sa seconde place jusqu’au bout sous la pression permanente de son adversaire direct au championnat. Comme Jenson Button, trois semaines auparavant en Hongrie, Felipe Massa remporte sa première victoire, devançant Alonso qui récupère deux points au championnat sur Schumacher. A quatre courses de la fin, 12 points séparent désormais les deux prétendants au titre. Dans sa course-poursuite derrière Alonso, Schumacher réalisa au 55e tour le meilleur tour en course en 1min 28s 005.

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